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Qui veut étouffer l’affaire Lafarge ?

Par Jacques Nikonoff, candidat à l’élection présidentielle au titre du Rassemblement pour la démondialisation

Le 27 juin 2016

Rappel

Le 22 juin 2016, le journal Le Monde révélait l’information ahurissante suivante à sa Une, suivi de deux pleines pages : « Syrie : comment les ciments Lafarge ont travaillé avec l’État islamique ». Le journal expliquait que le numéro un mondial du ciment avait « indirectement financé l’organisation État islamique (EI) pendant plus d’un an en Syrie, pour assurer sa production ». Le quotidien précisait que « le cimentier a payé au prix fort le passage de ses camions aux checkpoints djihadistes et leur a versé des taxes sur le pétrole et les matières premières ». Il ajoutait que « EI a pris le contrôle du site en 2014 et a demandé 15% des bénéfices [l’usine de Jalabiya dans le nord de la Syrie] ». Les dirigeants du groupe coté au CAC 40 étaient parfaitement au courant.

 

Le 23 juin 2016, je lançais un appel pour une « nationalisation-sanction de Lafarge ».

En effet, pour cette entreprise, ses dirigeants et ses actionnaires, les meurtres de masse commis par cette organisation en France, aux États-Unis, en Europe, en Syrie, en Irak, etc., semblent être des sujets secondaires. Les sujets principaux, pour ces gens-là, sont la continuité de la production « coûte que coûte » pour garantir les profits aux actionnaires et les grasses rémunérations des cadres dirigeants. Pour tenir ces objectifs, tout est alors possible, et notamment le financement de l’organisation criminelle Daesh.

Il est vrai qu’avant la guerre le sac de 50 kg de ciment valait entre 250 et 300 livres syriennes, et que depuis la guerre son prix est monté à 550 livres…

Comment ne pas faire un parallèle avec le fondateur et patron de Renault, Louis Renault ?

Ce dernier, pendant la Seconde Guerre mondiale, avait collaboré avec les nazis. Le 16 janvier 1945, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, prononçait la saisie, la dissolution et la nationalisation de la société Renault sous le nom de « régie nationale des usines Renault ». Dans l'exposé des motifs, Louis Renault était accusé de collaboration. La confiscation ne s'appliquait qu'aux parts détenues par Louis Renault et les administrateurs. Les petits actionnaires étaient indemnisés.

 
Dans un communiqué de presse, Lafarge reste muet sur ses agissements en Syrie

LafargeHolcim a publié un communiqué de presse le 21 juin, jour de la sortie du journal Le Monde à Paris, et après un contact téléphonique d’un journaliste avec Sabine Wacquez, chargée de communication du groupe Lafarge à Paris.

http://www.lafargeholcim.com/statement-lafargeholcim-regarding-its-operations-syria

Précisons ici que Lafarge a fusionné en 2015 avec le groupe suisse Holcim, pour donner LafargeHolcim. Lafarge France est devenu membre du Groupe LafargeHolcim.

Le Groupe LafargeHolcim, dans son communiqué, ne répond pas aux questions suivantes :

  • Pourquoi l’usine de Jalabiya a-t-elle continué son exploitation après le printemps 2013, alors que l’organisation État islamique (EI) avait pris le contrôle de la région ?
  • Pourquoi la direction du groupe LafargeHolcim ne répond-elle pas aux accusations du Monde selon lesquelles le groupe aurait payé à EI des taxes sur le pétrole et les matières premières nécessaires au fonctionnement de l’usine ? Quel est le montant de ces sommes ?
  • Pourquoi la direction du groupe LafargeHolcim ne dément pas les échanges de courriels entre certains de ses dirigeants et des membres de EI ?
  • Pourquoi la direction du groupe LafargeHolcim ne dément pas le laissez-passer pour ses camions en Syrie, signé du directeur financier de la région d’Alep alors contrôlée par EI ? Quels étaient les arrangements pour obtenir ce laissez-passer ?

 

Inertie de la classe politique sur la trahison du groupe LafargeHolcim

Depuis les révélations du Monde, relayées par plusieurs organes de presse, le gouvernement et les partis politiques ne se sont pas manifestés. Poussons-les à agir !

 

Inertie des actionnaires et dirigeants du groupe LafargeHolcim sur la trahison de leur groupe

À ce jour, aucun actionnaire de Lafarge n’a vendu ses actions, aucun cadre dirigeant, aucun membre du Conseil d’administration n’a démissionné pour dénoncer cette collaboration. Tous, par leur inertie, cautionnent la collaboration de l’entreprise avec l’organisation criminelle Daesh. Leur sens de l’honneur, s’ils en ont, devrait les conduire à démissionner immédiatement.

Les actionnaires et dirigeants de l’entreprise Lafarge, eux aussi, doivent être accusés de collaboration avec une organisation criminelle.

 

La pétition pour une « nationalisation-sanction de Lafarge » a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures.

Pour signer, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.nikonoff2017.fr/qui-est-jacques-nikonoff/communiques/258-appel-pour-une-nationalisation-sanction-de-lafarge 

 

Je demande aux pouvoirs publics de prendre les décisions suivantes :

  • Révocation du PDG et du Conseil d’administration.
  • Nomination d’un administrateur provisoire.
  • Réquisition de l’entreprise par l’État.
  • Vote d’une loi de nationalisation sans indemnisation des actionnaires, sauf les petits.

 
Dehors !

  • Président-directeur général : Éric Olsen.
  • Vice-président : Oscar Fanjul.
  • Conseil d’administration de Lafarge composé de 15 membres nommés pour quatre ans par l'assemblée générale des actionnaires : Philippe Charrier,  Juan Gallardo, Ian Gallienne, Mina Gerowin, Jérôme Guiraud, Luc Jeanneney, Gérard Lamarche, Hélène Ploix, Baudouin Prot, Christine Ramon, Michel Rollier, Ewald Simandl, Véronique Weill.
  • Présidents d'honneur : Bertrand Collomb et Bruno Lafont.

 
Citoyens, signez l’appel ci-dessous :

 
Le journal Le Monde daté du 22 juin 2016 a révélé sur sa Une l’information ahurissante suivante : « Syrie : comment les ciments Lafarge ont travaillé avec l’État islamique ».
 
J’accuse les grands actionnaires et dirigeants du groupe Lafarge de collabo ration avec l’organisation criminelle État islamique.

 
Je demande :

  • Au PDG et aux membres du Conseil d’administration de démissionner immédiatement.
  • Au Medef de condamner les grands actionnaires et dirigeants du groupe Lafarge.
  • Au gouvernement de publier un décret de révocation du PDG et du Conseil d’administration, de nomination d’un administrateur provisoire, de réquisition de l’entreprise.
  • Au président de l’Assemblée nationale et aux présidents des groupes politiques de préparer une loi de nationalisation du groupe Lafarge, sans indemnisation des actionnaires, sauf les petits.

Cette pétition sera déposée à l’Élysée, à Matignon et à l’Assemblée nationale.

 

Signez et faites signer !

Pour signer, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.nikonoff2017.fr/qui-est-jacques-nikonoff/communiques/258-appel-pour-une-nationalisation-sanction-de-lafarge  


Rejoignez le Rassemblement pour la démondialisation :

http://www.nikonoff2017.fr/le-rassemblement-pour-la-demondialisation 


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  • Les oligarchies qui détiennent les pouvoirs industriel et financier n'ont jamais eu d'autre conscience que celle du tiroir-caisse. En France, pendant l'occupation allemande, industriels et banquiers ont majoritairement collaboré avec les nazis; en Suisse les banquiers ont géré et "blanchi" les richesses volées au cours des conquêtes nazies... L'empereur Vespasien prétendait que l'argent de l'impôt sur les pissotières ne sentait rien, il avait tort: l'argent manipulé par les oligarques pue, il pue l'indifférence à la souffrance des humains, il pue le cynisme de la logique du profit, il pue l'imbécillité de la recherche des privilèges matériels sans limites... Aujourd'hui il nous reste le rôle de "résistants", et nous sommes déjà qualifiés de "terroristes" pour vouloir nous attaquer au néo-libéralisme, mais, comme disent certains "c'est nous qu'on va gagner"!

    à Normandy, France

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