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Grand invité de l'émission Des paroles et des actes le 26 mai 2016, Jean-Luc Mélenchon a démontré à des millions de téléspectateurs qu'il n'avait pas changé.

Les nerfs toujours à vifs, tombant dans toutes les provocations et les grosses ficelles des journalistes à qui il n'a cessé de répéter "Ecoutez-moi" ou encore "Vous n'y connaissez rien", il a osé dire que Madame Merkel était une femme courageuse qui défendait son pays !

 

 Sur Tsipras, rien ; il a esquivé après qu'un journaliste lui ait rappellé les louanges dont il avait couvert le Premier ministre grec l'année dernière.

Incapable d'argumenter sur le fond sur la situation au Vénézuela, sur Morales, brouillon et incompréhensible sur l'accueil des réfugiés : le téléspectateur ne saura pas quelle est sa positon. Certes il vitupère et a suffisamment d'estime de lui même pour demander ce que deviendrait la démocratie si il ne recueillait pas les 500 signatures requises. Mais pas un mot sur la loi adoptée récemment pour changer les règles du jeu des 500 signatures.

Pourtant il était arrivé plein de bonnes résolutions, sans doute, le sourire aux lèvres. Mais moins de 5 minutes plus tard il était déjà exaspéré. L'était-il vraiment ou est-il persuadé qu'il faut avoir l'air de l'être quand on passe dans les pattes de Pujadas ? Comme nous ne sommes ni devin ni psychanalyste nous ne nous ne prononcerons pas sur les raisons profondes qui conduisent JLM à s'afficher constamment comme un homme en colère.

Ses proches amis (pas les militants de son parti puisqu'il est candidat en son nom propre) devraient lui prodiguer quelques conseils et pas seulement du réconfort. Car s'il prétend briguer la présidence de la République, fort des 107 000 personnes qui ont déclaré le soutenir, s'il veut améliorer sa crédibilité d'homme d'Etat, il lui faudra tirer les leçons du sondage mené par Harris Interactive et publié dès le lendemain.

Il apparaît aussi convaincant que Nicolas Sarkozy et Manuel Vals mais moins que Macron et Juppé. Oups dur à digérer ! Les plus convaincus sont les sympathisants du Front de Gauche (92%) et de la gauche (54%). "En revanche, Jean-Luc Mélenchon convainc moins sur sa capacité à incarner une solution politique." On l'attend donc encore sur son programme politique.

Conclusion : JLM a parlé pour ses proches mais pas encore au peuple !

Reconnaissons qu'il est un excellent client pour les médias et succède très bien à Olivier Besancenot qui a eu le mérite d'animer les écrans télévisés il y a quelques années. De là à dire que les médias ont besoin de fous du Roi ou de bouffons, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

Ah oui au fait, spéciale dédicace pour la fervente intervention de JLM sur la Nation et la souveraineté. A ce propos il a progressé à tel point qu'on s'est demandé où il avait puisé son inspiration. Mais ce n'est pas le Pardem qui va cracher dans la soupe. On s'en souviendra à l'occasion, au cas où un militant de gauche radicale nous traiterait, à tout hasard, de "maraichalistes" ou encore de "nationalistes" parce que nous prônons le retour à la souveraineté nationale !

Mais finalement a-t-on besoin de suivre les prochains épisodes médiatiques du candidtat Mélenchon ? Pas sûr du tout. C'est un peu comme dans les mauvaises séries, dès le premier épisode l'intrigue est faiblarde, le scénario est cousu de fil blanc.. Alors on zappe la semaine suivante de crainte d'une répétition fastidieuse !

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  • Pour informer que je me "bataille" là où je peux : réseaux sociaux (plus particulièrement sur google+) et sur le site de Là bas si j'y suis.
    Mon dernier commentaire y fut, ce jour, le suivant :


    Lecteurs et commentateurs (pas toujours) géniaux :

    Vous avez trouvé un nouveau démiurge en JLM.
    Je vais vous contrarier. Je crains pour vous qu’ils vous arrivent ce qui est arrivé à d’autres avec Tsipras.
    Et même avec Hollande en fait, car en 2012 vous étiez tous à prier qu’il soit élu. Non ? Je me trompe ?
    Tsipras : le peuple grec "a cru" en lui. Il a même voté NON… tiens comme nous en 2005. Et Tsipras a aussitôt fait ce qu’ont fait d’autres chez nous : le traité de Lisbonne.
    Je n’ai pas entendu JLM jurer (sur la Bible !) qu’il se demettrait de ce traité. Son grand projet est de discuter… tiens comme Tsipras. Ou Varoufakis. Certes ils ont causé, ça on ne peut le leur reprocher… mais alors le résultat… !
    Vous allez me rétorquer que : "mais la France est un grand pays" … et donc la Grèce n’est rien. N’empêche qu’ils sont tous entrain de s’en mettre plein les poches en la vendant à l’encan.
    Avez-vous remarqué que nos lois sont à 60 % décidé dans des bureaux obscurs de l’Europe. Que ces bureaucrates (influencés uniquement par des lobies) se foutent totalement des peuples.
    Je ne voudrais pas faire du mauvais esprit mais le meurtre de la députée Anglo fait pencher les pro-remain alors qu’avant les brexit avaient l’air majoritaire.
    Et la propagande (le ciel va leur tomber sur la tête si jamais ils sortent) ressemblent à 2005.
    et


    Pour préciser et informer de l’origine de mes raisonnements économiques :

    je m’en réferre à Lordon et Sapir. Lordon depuis très longtemps, je n’ai pas noté quand dans mon agenda… la seule date dont je sois sûre, car vérifié récemment, est que c’est depuis 2011 que je suis convaincue qu’il faut sortir de l’euro.
    et depuis 2015 de l’Europe "grâce" à ce que nous avons vécu pour la Grèce.

    Cependant on peut rappeler que tout était déjà clair en 2005.
    précédemment des liens vers les sites du Pardem.

  • "Comediante", "Tragediante"...! Mélenchon est un politicien qui proclame son évolution, que nous pourrions juger partiellement positive..., mais nous n'avons pas besoin de Mélenchon ! Son passé politique est suffisamment trouble et critiquable pour que nous n'ayons pas recours à ses "bons services" de "leader" ou de "tribun". Nous avons besoin de représentants qui incarnent une volonté politique claire de rupture avec le néo-libéralisme mondialisé, avec le capitalisme, Jacques Nikonoff est un de ceux-là. Méfions nous des professionnels de la politique, méfions nous des "nouveaux convertis", nous n'avons pas confiance en Mélenchon !

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