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Dans le Figaro du 17 juin 2016, on peut lire un article consacré au point de vue de Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, à propos de Jean-Luc Mélenchon.

L'homme de confiance de Jean-Luc Mélenchon y affirme sans vergogne que le candidat — sans parti mais en réalité candidat du PG — peut figurer au second tour de la Présidentielle et ainsi "éviter un duel droite-extrême droite au second tour". On se demande si Eric Coquerel y croit vraiment, tout à son admiration sans borne pour son candidat, si il a perdu toute notion de la réalité ou encore s'il a fait l'école du rire...

 

On se souvient qu'en 2012, le Front de gauche promettait un score frôlant les 20%, croyance largement alimentée par les instituts de sondage qui "boostaient" Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier s'était alors pris pour le sauveur de la gauche. Tout comme il pensait bouter Marine Le Pen aux législatives.

On aurait pu attendre que, doués de raison, Eric Coquerel et son candidat, auraient désormais tiré les leçons de l'expérience. Car Jean-Luc Mélenchon avait pris une claque aux législatives et avait atterri à la Présidentielle de 2012 avec 11%. Un résultat certes inespéré pour le PCF dépourvu d'un candidat "maison", mais bien loin des [faux] pronostics des sondeurs.

On pourrait aussi se demander à quoi jouent aujourd'hui les instituts de sondage, un peu moins d'un an avant l'élection présidentielle, qui publient "des 12, 13, 14%" pour Jean-Luc Mélenchon et à partir desquels le coordinateur du PG ose déclarer "Ça peut aller très loin dans un an". C'est comme si Eric Coquerel était "marabouté" par les chiffres des sondeurs. Comme s'il naviguait en eau calme, en pays de connaissance. Pas une fois il ne doute, ou ne semble douter. Imprudent Eric Coquerel ! Comment retombera-t-il sur ses pattes quand se produira le retour de bâton ? Aura-t-il oublié ses propos ? Trouvera-t-il une pirouette, comme il sait le faire ? Jean-Luc Mélenchon fera-t-il sauter le fusible ?

Le numéro de duettiste semble pour le moment bien huilé. Il est vrai qu'il ne date pas d'aujourd'hui. La division du travail est organisée avec pugnacité entre le PG et le candidat qui s"affirme "libre". Après l'échec de M6R (Mouvement pour la 6e République), les militants se sont recyclés avec le label "insoumis".

Pas sûr que ces jeux politiciens, qui sentent plutôt le ranci que le renouveau, rencontrent l'adhésion des millions de Français malmenés par la mondialisation néolibérale et par une gauche de gauche incapable de proposer un programme de sortie du système.

On notera d'ailleurs qu'Eric Coquerel ne traite ni sujet de fond, ni aspect programmatique. Il patauge dans la mare. Le Figaro, dont chacun sait qu'il n'est pas un suppôt du candidat Mélenchon, y aura trouvé son compte.

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Liste des participants qui ont commenté cet article

  • Invité - MOUREAU Serge

    Jacques Nikonoff et François Asselineau sont les deux seuls candidats sérieux hors systèmes qui ont comme programme réalité de sortir de l'UE de l'Euro et d l'Otan.
    J'opte cependant pour Nikonoff qui prône la sortie unilatérale de l'UE sans passer par l'article 50 qui est une arnaque et permettra de retarder ou d'annihiler la sortie de l'UE.
    Cordialement

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