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Conférence de Jacques Nikonoff à Perpignan le 20 novembre 1998, invité par la délégation des Pyrénées-Orientales du mouvement Un travail pour chacun et l’Association des amis du Monde diplomatique.

Mesdames et messieurs, Cher(e)s Ami(e)s,

Peut-on imaginer le département des Pyrénées-Orientales sans chômage ? Oui, « zéro » chômage dans les P-O, zéro chômage dans le Languedoc-Roussillon, zéro chômage en France, et, pourquoi pas, zéro chômage en Europe ! Est-ce souhaitable ? Est-ce possible ?

Sortons de ce fatalisme absurde qui nous fait assimiler le chômage à un tremblement de terre ou à un raz-de-marée, c’est-à-dire à des phénomènes extérieurs à nous-mêmes face auxquels nous serions totalement démunis !

Sortons de cette impuissance ridicule qui nous fait convoquer le député, le préfet, la presse et la fanfare municipale quand nous parvenons, péniblement, à créer deux emplois ici ou là !

Si la République, au XIXe siècle, a créé l’école pour tous, elle doit – et elle peut – créer l’emploi pour tous au XXIe siècle.

Oui, c’est possible ! Il est parfaitement possible de sortir du chômage. Mais les efforts à fournir seront considérables. Non pas en demandant de nouveaux sacrifices à ceux qui en concèdent depuis des années, sans d’ailleurs voir le résultat de ces sacrifices. Mais des efforts à fournir sur nous-mêmes, et en nous-mêmes, pour nous extraire de ce que certains appellent à juste titre la « pensée unique ».

« Pensée unique » qui voudrait nous persuader que nous n’aurions plus d’avenir et qu’il faudrait accepter passivement la misère et les injustices pour les uns, l’opulence et la suffisance pour les autres, car telles seraient désormais les lois du monde, les lois de l’économie, les lois de la finance.

Permettez-moi de présenter en un mot le mouvement Un travail pour chacun que je préside.

Nous sommes un mouvement national qui rassemble plusieurs centaines de membres – de toutes professions et de toutes opinions - présents dans 75 départements français. Il existe, dans les P-O, une délégation départementale de notre mouvement, qui a organisé cette soirée avec l’Association des amis du Monde diplomatique. Vous connaissez peut-être certains de nos militants : Marie-France Dilizen, Jean-Pierre Estéla, Jacques Palacin et bien d’autres encore qui sont ici ce soir dans la salle.

Notre unique raison d’être est de lutter contre le chômage et pour un nouveau type de plein emploi. J’invite d’ailleurs ceux qui sont intéressés par notre démarche à nous rejoindre dès aujourd’hui.

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Le chômage – et presque personne ne dit plus ouvertement le contraire - reste le défi principal que doit relever notre société et, plus largement, le défi que doivent relever la plupart des pays sur cette planète. Aucun autre problème ne semble devoir surpasser, dans la priorité et dans l’urgence, le problème du chômage.

Mais pourquoi placer le chômage en tête de toutes nos préoccupations ? Pourquoi cette priorité et cette urgence ?

Tout d’abord, parce que le chômage est la cause fondamentale de la misère et de la souffrance de centaines de millions d’êtres humains.

Ainsi, selon le dernier rapport du Bureau international du travail (BIT) , un milliard de personnes sera sous-employé à la fin de l’année 1998, soit 30 % des habitants de la planète. Sur ce total, on compte 150 millions de chômeurs. La crise asiatique, à elle seule, a fait 10 millions de chômeurs supplémentaires ces dix-huit derniers mois.

Le chômage, c’est la peste, c’est le choléra, c’est la dissolution des liens sociaux, c’est l’impossibilité de former un projet, de se fixer un horizon, c’est la destruction de tout ce en quoi nous croyons, c’est l’implosion de la démocratie, c’est la déperdition des énergies, c’est le néant, c’est la mort. C’est la détresse des enfants et des jeunes qui se détruisent sous nos yeux.

Les chômeurs sont des victimes, ils ne sont pas des coupables. Ils sont victimes de la violence inouïe qui leur est faite. Ils n’ont pas décidé de se mettre au chômage. On les a jetés au chômage. Et tous, quels que soient les mécanismes de défense que certains utilisent pour se protéger de leur propre destruction, en souffrent. Toute déclaration, toute initiative, qui laisserait croire que les chômeurs vivent confortablement leur situation, qu’ils profiteraient des subsides que leur donne chichement la collectivité, qu’ils seraient des paresseux ne voulant plus travailler, est inexacte et inacceptable. Toutes les déclarations et les initiatives qui viseraient à présenter les chômeurs comme des boucs émissaires, à diviser ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, à dresser les uns contre les autres doit être rejetée et condamnée sans appel.

Les privés d’emploi, de leur côté, nuiraient à leur cause de manière irrémédiable s’ils ne mettaient pas, en tête de leurs justes revendications, le respect du droit constitutionnel à l’emploi pour tous.

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Le chômage est une véritable machine infernale qui développe ses effets dans tous les secteurs de la vie du pays. Il est la cause directe ou indirecte de la plupart de nos difficultés. Il est au centre de tout. Ne pas le réduire très fortement, c’est se priver de la possibilité de régler en profondeur, durablement, les problèmes les plus graves de notre société.

Aucun problème ne peut plus désormais trouver de solution durable en lui-même, séparée des autres. Il faut agir de façon globale et massive - systémique - sur la cause principale : le chômage. Il constitue un verrou, une barrière qui empêche la société de progresser.

Permettez-moi de donner quelques exemples :

Le chômage nuit à la santé publique

Toutes les catégories de salariés dénoncent le “ marche ou crève ” dont ils sont victimes dans les entreprises. En dix ans, le nombre de salariés qui se plaignaient de mal de dos (45 %), de nervosité (44 %), d’insomnie (28 %), a progressé de 50 %. Selon un autre rapport du Bureau international du travail, “ le stress est devenu l'un des plus graves problèmes de notre temps : il met en péril la santé physique et mentale des individus ”.

Le BIT estime son coût à 10 % du PNB de la Grande-Bretagne (maladies, baisse de production, mouvements de personnel, décès prématurés...). Une étude réalisée aux États-Unis a montré que les maladies liées au stress comme les ulcères, la pression artérielle et les attaques cardiaques, coûteraient chaque année 200 milliards de dollars à l'économie américaine en absentéisme, remboursements de soins et dépenses médicales.

Les chômeurs, de leur côté, subissent de plein fouet les effets de la précarité et sont plus souvent que les salariés victimes de troubles physiques et psychiques comme le montrent de nombreuses études effectuées par des médecins.

A travail précaire, santé précaire ”, disent des chercheurs du CNRS. Le recours à la sous-traitance, à l'intérim et aux travailleurs précaires pour effectuer les travaux dangereux ou insalubres devient une véritable stratégie de certaines entreprises (rappelons-nous les “ irradiés de Forbach ”). Les précaires ont deux fois plus d'accidents du travail que les autres salariés, et ces accidents sont en moyenne deux fois plus graves.

Le chômage aggrave les difficultés de l’école et des familles.

Le Rapport Chapuis intitulé “ Exclusion et pauvreté en milieu scolaire ”, dit que “ La planète lycéenne se paupérise et se fragilise ”. Selon ce rapport de l'Inspection générale de l'Éducation nationale, de plus en plus d'adolescents sont victimes de malnutrition, de manque de soins, de difficultés familiales graves. Contraints d'exercer des petits boulots pour subvenir à leurs besoins, ils éprouvent les plus grandes difficultés à mener de front leurs études et une activité professionnelle, même partielle. De 10 à 30 % des élèves vivent dans des familles monoparentales. Or, bien souvent, l'éclatement de la structure familiale se conjugue avec la dégradation de la situation économique. L'addition de ces deux phénomènes “ provoque une déstabilisation grave des élèves ”.

Certaines familles n'ont même plus les moyens de faire face aux dépenses de santé de leurs enfants. Dans certains établissements scolaires du Val-de-Marne, “ on compte entre 50 et 70 passages par jour à l'infirmerie ”. Même écho pour les cantines scolaires où des responsables constatent la sous-alimentation d'un nombre croissant d'enfants. Une étude de l’Académie de Nice nous apprend que le nombre d’enfants inscrits dans les cantines scolaires a baissé de 12 %, car les parents n’ont plus les moyens... à cause du chômage.

Le chômage est la cause fondamentale des difficultés et des violences dans certaines cités de banlieue.

Un rapport publié en 1995 par Banlieuescopies a souligné - une fois de plus - la dégradation dramatique de la situation dans les cités le plus de chômage. Le journaliste qui rend compte de cette étude écrit : “ Des parents chômeurs qui ne se lèvent plus le matin et des écoliers qui partent à l'école à jeun. Des enfants qui échappent à tout contrôle, des jeunes qui n'imaginent même pas ce qu'est un emploi et n'attendent plus rien d'aucune institution. C'est la montée des peurs, des revendications sécuritaires suscitées par le comportement délibérément provocateur de certains jeunes désœuvrés, la perte des solidarités, l'essoufflement des politiques sociales ”.

Le chômage désarme les conflits sociaux.

Depuis le début des années 80, le nombre des conflits sociaux s’est réduit parallèlement à la montée du chômage. Les seules grèves ont désormais lieu dans le secteur public et national. La baisse de la conflictualité sociale n’est pas une bonne chose : elle renforce les sentiments de peur et de frustration. Plus il y a de chômage, plus les salaires sont comprimés. Cela constitue d'ailleurs un objectif des politiques gouvernementales quand elles s'inspirent de la théorie libérale.

La hausse du chômage réduit la consommation en général et d’abord celle des chômeurs. “ Dans la distribution, nous observons pour la première fois depuis la guerre une baisse de la consommation alimentaire ”, explique Antoine Guichard, le P.D.G. du Groupe Casino. “ On sait que chaque ménage qui a un chômeur réduit sa consommation alimentaire de 25 % en valeur ”.

Selon un rapport officiel (le CERC) “ Près de la moitié de la population active française est exposée au risque d'exclusion, soit 11,7 millions de personnes ” dont 7 millions qui ont un emploi stable mais qui sont vulnérables en raison de la faiblesse de leurs revenus ou de la fragilité de leur intégration sociale. Plus de 7 millions de personnes vivent avec un revenu compris entre le RMI (2 300 francs par mois) et le minimum vieillesse (3 130 francs par mois). Selon une étude de l’INSEE, dans 33,7 % des ménages, au moins un adulte a connu le chômage ou un CDD. Dans près de 8 % des cas, ce sont tous les adultes du ménage qui ont connu cette situation.

Malgré le développement du marché des “ seniors ”, comme l’on dit, beaucoup de personnes âgées de plus de 50 ans connaissent, elles aussi, une baisse de leur consommation. En effet, avant de s’offrir le voyage ou l’automobile qui les tente, elles pensent à leurs enfants ou petits-enfants. Elles aident ceux qui sont en difficulté : près de 11 milliards de francs de donations, 135 milliards d’aides financières, 136 milliards de cadeaux, selon un chercheur. En hébergeant chez elles leurs enfants ou leurs petits-enfants, en leur donnant ou en leur avançant de l'argent, les parents ou grands-parents se privent de consommation.

En plus de ces aides financières, les jeunes quittent de plus en plus tard le “ cocon familial ”. Ils cherchent d’abord une situation professionnelle ou ils prolongent le “ confort ” du statut d’étudiant. Ensuite, seulement, ils envisagent de fonder un couple puis une famille. Ne formant pas de couple, les jeunes ne consomment pas de logement, pas d'équipement ménager, pas de produits pour les enfants...

Plus il y a de chômage, plus les impôts augmentent. Ainsi, la part de l'impôt sur le revenu dans le total des recettes fiscales est passée de 20,5 % en 1970 à 30,5 % en 1991. Pour les impôts locaux, un cycle infernal se poursuit inexorablement. Quelles que soient les ambitions des collectivités locales, les impôts locaux augmentent et les services rendus aux habitants sont parfois réduits. Pourtant, les collectivités locales financent les trois-quarts des équipements collectifs du pays. Elles ne peuvent cesser brutalement leur effort car les besoins existent.

Le phénomène est identique pour les cotisations sociales. À partir de quand cette hausse deviendra-t-elle insupportable à ceux qui payent les cotisations ? Le phénomène s'est développé aux États-Unis et se traduit par de nouvelles cassures sociales entre ceux qui payent (des impôts, des taxes, des cotisations et prélèvements sociaux divers) et ceux qui “ reçoivent ” (les chômeurs, les bénéficiaires de l'aide sociale...).

En France, par exemple, le régime de l'assurance chômage a été créé le 1er janvier 1959. À cette époque, il était financé par une contribution de 1 % de la masse salariale (80 % payés par les entreprises et 20 % par les salariés). En 1997, ces cotisations représentent 6,9 % de la masse salariale (64,5 % payés par les entreprises et 35,5 % par les salariés). Quant aux allocations de chômage, les deux anciennes allocations, de “ base ” et de “ fin de droit ” ont été remplacées par une “ allocation unique dégressive ”. Les salariés et l’entreprise payent 7 fois plus et les chômeurs reçoivent moins qu’avant...

Avec plus de 5 millions de chômeurs et 12 millions de travailleurs précaires, les régimes sociaux voient inéluctablement leurs recettes baisser et leurs dépenses augmenter. Les recettes baissent mécaniquement car il y a moins de cotisants. Les dépenses augmentent, car la souffrance de la société génère des coûts. C'est la raison pour laquelle les différents plans de réforme de la Sécurité sociale - du moins en ce qui concerne les financements - ne donneront jamais de résultats positifs s'ils ne s'attaquent pas à la cause principale des déficits : le chômage.

Croyons-nous que les entreprises vont pouvoir continuer leurs affaires au milieu d'un océan de misère, comme si de rien n'était ? Croyons-nous que ceux qui ont la chance d'avoir un emploi et qui habitent les cités populaires, continueront longtemps à être motivés au travail ? Qu'ils resteront créatifs, productifs, disponibles, heureux ? Les salariés ne deviennent-ils pas, de plus en plus, des non-chômeurs ? Ils ont la peur au ventre. En détruisant les hommes par le mépris, l'oubli, la pression, l'entreprise s'autodétruit. Il ne fait plus bon vivre dans l'entreprise des années 90. Certes les salariés font le gros dos sur le plan social. Mais ils ne s’investissent plus non plus dans leur entreprise. Elle aussi est perdante au final.

Les directeurs des ressources humaines, lors d'une enquête, disent des salariés qu'ils ont “ une certaine lassitude, un sentiment de découragement, un manque d'enthousiasme ”. Cette absence de motivation vient “ du manque de sens ”. Les salariés ont besoin d'une certaine lisibilité quant à l'avenir de leur entreprise, ils souhaitent être rassurés sur leur place et leur rôle pour les années qui viennent. Comment est-ce possible avec le chômage qui menace ? Selon une étude réalisée par Liaison Sociale, 64 % des salariés, dont 53 % des cadres, considèrent que leur entreprise n’attache aucune importance à leur avenir...

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Il n’existe probablement pas d’objectif humain, civique, politique, plus élevé que celui qui a pour but de mettre fin au chômage. Pas de le réduire de quelques points de statistiques, mais vraiment de le supprimer.

La résolution du chômage pose en outre toutes les questions économiques, sociales, politiques, civilisationnelles, auxquelles est confrontée notre société et, plus largement, la planète.

Car résoudre le chômage n’est pas simplement affaire de techniques, de dispositifs, de mesures – je devrais dire de mesurettes - devant être élaborés par quelques brillants esprits du 7e arrondissement parisien.

Résoudre le chômage, c’est penser autrement l’ordre marchand, c’est-à-dire le secteur privé, et l’ordre non marchand, c’est-à-dire le secteur public, et c’est penser autrement leur articulation.

Résoudre le chômage, c’est s’interroger sur ce que nous produisons et consommons, pourquoi nous le produisons et le consommons, comment nous le produisons et le consommons et quels sont les effets de ces productions et de ces consommations sur les hommes et la nature, pour aujourd’hui et pour les générations futures.

Résoudre le chômage, c’est repenser le travail et l’emploi dans la perspective de la fin de la révolution industrielle et du passage à une autre époque, à une autre civilisation.

Résoudre le chômage, c’est s’interroger sur notre système de protection sociale, c’est s’interroger sur l’État, c’est s’interroger sur l’entreprise, c’est s’interroger sur le monde et la mondialisation.

Résoudre le chômage, c’est aussi s’interroger sur la République, sur la Nation, sur l’Europe, sur la citoyenneté.

Finalement, la question du chômage et de l’emploi englobe et concentre à elle seule toutes les grandes questions de ce siècle. Elle est l’épreuve de vérité concernant les choix et la volonté politiques exprimés ou non par les partis et tous ceux qui veulent penser la société dans laquelle nous vivons ou qui le prétendent. Car ceux qui veulent changer la société, et nous en sommes, au mouvement Un travail pour chacun, doivent, pour être crédibles, faire la preuve concrète – et pas dans le bla-bla habituel - qu’ils apportent une solution au chômage.

Les 1000 milliards de francs du chômage

Vous le savez peut-être - car la presse nationale a donné un écho considérable à cette initiative - le mouvement Un travail pour chacun a remis un rapport aux pouvoirs publics, en février 1998, résumé dans le livre intitulé Chômage : nous accusons ! (Éditions Arléa), dans lequel nous avons montré trois choses :

1.- Le chômage, en 1997, a coûté 1 100 milliards de francs à notre société.

2.- Sur cette somme, il est parfaitement possible de réorienter 700 milliards de francs permettant de financer 5 millions de salaires au prix moyen de 8 500 francs bruts par mois. Sans toucher aux indemnités et allocations sociales de qui que ce soit.

3.- Il est possible de créer 5 millions de nouveaux emplois – de vrais emplois – à une condition : changer notre conception du travail.

Permettez-moi de vous présenter quelques transparents qui illustreront ces possibilités :

Le coût du chômage

1 098 milliards de francs en 1997

Description des coûts Mds
D. Dépenses liées au sous-emploi 691,70
D.1 Dépenses directes de la politique de l’emploi
438,66
D.1.1 Dépenses directes “explicites” de la politique de l'emploi
236,62
D.1.1.1 Indemnisation du chômage 118,20
D.1.1.1.1 Indemnisation UNEDIC 94,50
D.1.1.1.2 Indemnisation ministère du Travail 22,60
D.1.1.1.3 Indemnisation autres ministères 1,10
D.1.1.2 Retrait et incitation à l'activité, maintien dans l’emploi 23,56
D.1.1.3 Promotion et création d'emploi 69,76
D.1.1.3.1 Créations d’emplois dans le secteur non marchand 31,63
D.1.1.3.2 Créations d’emplois dans le secteur marchand 27,94
D.1.1.3.3 Financements de créations d’emploi par l’UNEDIC 8,50
D.1.1.3.4 Aides à la création d’entreprises 1,69
D.1.1.4 Exonérations non compensées 15,1
D.1.1.5 Fonctionnement du marché du travail 10
D.1.2 Dépenses directes “implicites” de la politique de l'emploi 202,04
D.1.2.1 Dépenses directes “implicites” pour l’emploi des collectivités locales 22,66
D.1.2.1.1 Dépenses directes “implicites” des municipalités 6,71
D.1.2.1.2 Dépenses directes “implicites” des départements 7,73
D.1.2.1.3 Dépenses directes “implicites” des Conseils régionaux 8,22
D.1.2.2 Actions des ministères en faveur de l'emploi 1,23
D.1.2.2.1 Dépenses liées à l’aménagement du territoire 1,23
D.1.2.2.2 Dépenses de promotion de l’emploi ?
D.1.2.2.3 Incitations au retrait d’activité ?
D.1.2.2.4 Incitations à l’activité ?
D.1.2.2.5 Dépenses de maintien de l’emploi ?
D.1.2.3 Dépenses de revenus de remplacement liés à de l'inactivité 32
D.1.2.4 Réductions de charges sociales patronales 42,72
D.1.2.5 Formation pour les chômeurs 35,85
D.1.2.5.1 Formations du ministère du Travail 25,38
D.1.2.5.2 Formations de l’ANPE 0,51
D.1.2.5.3 Formations de l’Éducation nationale 0,09
D.1.2.5.4 Formations de l’AFPA 5,04
D.1.2.5.5 Formations de l’UNEDIC 4,83
D.1.2.6 Compensations versées aux collectivités locales 59,88
D.1.2.7 Fonds social européen 7,7
D.2 Dépenses indirectes liées au chômage 146,04
D.2.1 Dépenses indirectes de l'État liées au sous-emploi 18,30
D.2.1.1 Dépenses de l’État pour soutenir le logement 18,20
D.2.1.1.1 Aides à la personne 7,13
D.2.1.1.2 Aides à la pierre ?
D.2.1.1.3 Aides aux HLM 0,34
D.2.1.1.4 Interventions de l’État dans les quartiers “sensibles” 10,73
D.2.1.2 Dépenses de l’État dans la lutte contre l’insécurité ?
D.2.1.3 Dépenses de l’État liées à la souffrance sociale 0,17
D.2.1.3.1 Dépenses de l’État face à la drogue ?
D.2.1.3.2 Dépenses de l’État dans la lutte contre l’échec scolaire 0,17
D.2.1.4 Dépenses de l’État concernant les aides à la consommation ?
D.2.2 Dépenses indirectes des collectivités locales liées au sous-emploi 15,10
D.2.2.1 Dépenses indirectes des communes liées au sous-emploi 10
D.2.2.2 Dépenses indirectes des départements liées au sous-emploi 5,10
D.2.2.3 Dépenses indirectes des régions liées au sous-emploi ?
D.2.3 Dépenses indirectes des régimes sociaux liées au chômage 94,02
D.2.3.1 Dépenses des fonds sociaux de l'UNEDIC 1
D.2.3.2 Dépenses de la branche famille de la Sécurité sociale 93,02
D.2.3.3 Dépenses de la branche santé de la Sécurité sociale ?
D.2.4 Dépenses indirectes de l'Europe liées au sous-emploi 18,62
D.2.4.1 Fonds structurels européens 16,44
D.2.4.2 Actions directes de la Commission européenne 2,18
D.3 Dépenses “opaques de l’emploi”
Dépenses liées au chômage difficilement chiffrables. 107
MG. Manques à gagner 395,09
MG.1 Manques à gagner fiscaux et sociaux immédiats et précis 313,55
MG.1.1 Manques à gagner fiscaux immédiats et chiffrables avec précision 18,9
MG.1.2 Manques à gagner sociaux immédiats et chiffrables 294,65
MG.1.2.1 Cotisations UNEDIC 42,79
MG.1.2.2 Cotisations de Sécurité sociale 200,09
MG.1.2.3 Cotisations de retraite complémentaire 31,88
MG.1.2.4 Autres cotisations sociales patronales 19,89
MG.2 Manques à gagner fiscaux immédiats calculables avec incertitude 81,54
MG.2.1 Manques à gagner immédiats de l’État calculables avec d’incertitude 77,46
MG.2.2 Manques à gagner immédiats des collectivités locales incertitude 4,08
MG.3 Manques à gagner certains à terme mais difficilement chiffrables ?
MG.3.1 Manques à gagner à terme de l'État difficilement chiffrables ?
MG.3.2 Manques à gagner à terme des collectivités locales difficilement chiffrables ?
MG.4 Manques à gagner de l’État liés aux réductions fiscales 11,55
MG.4.1 Manques à gagner de l’État sur fiscalité portant sur les ménages 4,96
MG.4.1.1 Manques à gagner sur l’impôt sur le revenu 4,96
MG.4.1.2 Exonérations sur la taxe foncière sur les propriétés bâties ?
MG.4.2 Manques à gagner de l’État sur fiscalité entreprises 6,59
MG.4.2.1 Avantages fiscaux sur la taxe professionnelle 1,1
MG.4.2.2 Manques à gagner sur l’impôt sur les sociétés 5,49

La transformation du coût du chômage en investissement pour l’emploi

1.- L’activation immédiate :

122 milliards (855 000 emplois)

Réductions de charges patronales : 42,72

Contrat initiative emploi : 24,51

Aides directes entreprises et agriculture : 20

Compensations collectivités locales : 20

Fonds structurels européens : 5

FSE : 4

Aide premier emploi des jeunes : 1,65

Primes d’aménagement du territoire : 1,23

Zones franches : 1,1

Exonérations taxe professionnelle : 1,1

2.- L’activation dynamique :

662 milliards (4 600 000 emplois) 75 %

Allocation unique dégressive : 70,88

Allocation de solidarité spécifique : 16,95

Indemnisation autres ministères : 0,83

Retraite anticipée, temps partiel... : 16,51

CES, CES, emplois “Aubry”... : 23,72

RMI : 27,75

Stages : 17,63

Allocations branche famille : 93

Impôt sur le revenu : 49,34

TVA : 28,12

CSG : 16,47

CRDS : 2,42

Taxe d’habitation : 4

Cotisations de Sécurité sociale : 200,09

Cotisations UNEDIC : 42,79

Cotisations retraites complémentaires : 31,88

Autres cotisations patronales : 19,89

3.- Autres outils de financement :

304 milliards (2 100 000 emplois)

Augmentation impôt sur le revenu pour 5 % population la plus fortunée : 70

Élargissement CSG aux revenus de capitaux : 25

Économies sur fraude fiscale : 20

Réorientation dépense publique : ?

Création d’entreprises : 72

Recettes non fiscales : 20

Emplois marchands du multiplicateur keynésien : 72

Prestations vendues : 25

4.- Création d’un système de “portage”

 Portage fiscal : 20 000 F

Impôt sur le revenu : 9 868 F

TVA : 5 624 F

Taxe d’habitation : 800 F

CSG : 3 294 F

CRDS : 484 F

 Portage social : 60 000 F

Charges salariales : 18 360 F

Charges patronales : 41 820 F

 Portage indemnitaire

RMI : 26 400 F

CES : 30 000 F

Emplois “Aubry” : 92 000 F

ASSEDIC : 56 000 F

Que disent les chiffres qui viennent d’être présentés ? Ils disent, selon nous, qu’il n’existe pas de problème insurmontable, d’ordre financier, organisationnel, juridique, pour supprimer le chômage.

Le mouvement Un travail pour chacun propose donc à tous les élus républicains, aux syndicats, aux associations – dont les associations de chômeurs – aux organisations d’employeurs, aux services de l’État, à tous les citoyens, de se rassembler pour répondre de manière claire à la question suivante : les P-O sans chômage, est-ce possible ? Et si la réponse est oui, comment faire pour le traduire dans la réalité ?

Car si nous ne parvenons pas, ici dans les P-O, comme partout ailleurs en France, à poser le problème en ces termes, nous n’aurons aucune chance de le régler. Comment résoudre la question du chômage si nous ne nous demandons pas, de manière très concrète, s’il existe du travail pour tous et si nous pouvons payer ce travail ?

Nous proposons donc la mise en place d’un Comité départemental pour le plein emploi dans les Pyrénées-Orientales. Il rassemblerait tous ceux – personnalités locales, organisations, citoyens – qui ne se résignent pas à la mort lente que nous promet le chômage.

Ce Comité départemental pour le plein emploi pourrait se fixer quatre objectifs :

Calculer le coût du chômage sur le département.

Réfléchir à la façon dont il serait possible de réorienter ces masses financières pour financer l’emploi.

Identifier les besoins des habitants du département, les besoins des entreprises publiques et privées du département et les besoins des “ pays ”, villes et villages du département, car c’est bien à partir des besoins que l’on crée des emplois, sauf à vouloir créer des emplois artificiels.

Si, comme nous en sommes sûrs, la preuve était faite qu’il existe du travail pour tous, et qu’il existe les moyens de payer normalement ce travail, le moment sera venu d’obtenir des pouvoirs publics les réformes structurelles, sur le plan juridique, permettant de réaliser un département sans chômage.

Je voudrais illustrer rapidement chacun de ces quatre points :

1.- Le calcul du coût du chômage sur le département

Certains d’entre vous, on le verra certainement dans la discussion tout à l’heure, seront peut-être restés perplexes devant la démonstration chiffrée que je viens de faire.

Alors quel est l’intérêt de se livrer à un tel exercice ?

Il est, tout d’abord, de vérifier si les chiffres que nous trouvons au plan national s’appliquent également au plan départemental. Car si tel était le cas, quelle révolution !

L’intérêt de cet exercice est ensuite de faire un bon diagnostic de la situation réelle. Pour faire taire les rumeurs plus ou moins bien intentionnées, mais surtout pour savoir quelle est la vérité et quelle est la réalité. Or, cette réalité doit être décrite de manière globale. Ce sont tous les dégâts du chômage qu’il faut analyser, si nous voulons vraiment avancer. Pourquoi ne mettre en avant que tel ou tel sous-ensemble des problèmes liés au chômage ? Ce sont tous les problèmes qu’il faut faire apparaître, sinon nous risquons de nous engager dans des démarches partielles dont l’échec est déjà annoncé puisque, précisément, c’est ce raisonnement qui est suivi par les pouvoirs publics depuis vingt ans, avec le succès que nous savons.

Enfin, calculer le coût du chômage va nécessiter de multiples rencontres, avec des acteurs très différents qui apporteront leurs connaissances et leurs compétences liées à leur domaine d’intervention. L’addition de ces connaissances et de ces compétences pourra donner un résultat total supérieur à la simple somme de ses parties. Une dynamique pourra voir le jour.

2.- Réfléchir à la façon dont il serait possible de réorienter ces masses financières pour financer l’emploi

Une fois cette mise à plat réalisée, il deviendra possible de réfléchir sur des bases entièrement nouvelles sur les possibilités de réorienter les dépenses publiques pour le financement de l’emploi. Et de le faire dans la transparence. Sans arrière-pensée, en débattant avec tous des possibilités qui s’offrent, et des risques qui peuvent aussi apparaître.
On tentera d’étudier comment pourrait fonctionner le système de “ portage ” dont je viens de parler, pour financer un “ statut de l’actif ”.

3.- Identifier les besoins pour les transformer en emplois

Il s’agit certainement de la question la plus complexe qui doit donner lieu aux débats les plus vifs. En septembre 1998, les P-O comptaient 26 990 demandeurs d’emploi de catégorie 1 selon la nomenclature de l’ANPE. Si l’on ajoute les RMIstes, les salariés à temps partiel contraint, les précaires, les chômeurs découragés, les non-inscrits, le nombre de ceux qui veulent un emploi dépasse certainement les 50 000 personnes.

Voilà la question à laquelle il faut répondre de manière concrète et non de manière abstraite : existe-t-il du travail pour 50 000 personnes supplémentaires dans les P-O ?

Ne pas poser la question en ces termes revient, qu’on le veuille ou non, à tirer un trait sur ces 50 000 personnes en attendant qu’un miracle se produise, par exemple le “ retour de la croissance ” comme on l’entend dire aujourd’hui. Il n’y aura pas de miracle. Ni la croissance, ni la réduction du travail, ni les emplois-jeunes ne sont suffisants.

Nous ne pourrons répondre positivement à la question posée – existe-t-il du travail pour 50 000 personnes supplémentaires dans les P-O ? – que si nous changeons notre conception du travail.

Quelle est la conception actuelle du travail et vers quoi cette conception pourrait-elle évoluer ?

La conception actuellement dominante dans la société de ce qu’est le travail – le seul qui serait digne à nos yeux – est le travail salarié dans les entreprises privées. Sous les coups de boutoir de l’idéologie ultra-libérale, nous en sommes venus à penser que le travail dans le secteur public ne serait qu’un cocon destiné à protéger des corporatismes et des avantages acquis, qu’un repère de gens vivant sur le travail des autres, ceux qui travaillent vraiment, c’est-à-dire ceux qui travaillent dans le secteur privé.

Sous les coups de boutoir de l’idéologie ultra-libérale, nous en sommes venus à considérer que les emplois “ d’intérêt général ”, comme on dit, n’étaient en réalité que des emplois artificiels – de sous-emplois - destinés en réalités aux gens “ inadaptés ” et “ inemployables ” ailleurs. Il faut dire, d’ailleurs, que les politiques publiques fondées sur les TUC, les contrats emploi-solidarité et maintenant certains emplois-jeunes n’ont fait qu’alimenter ce doute parfaitement justifié.

Pourtant, considérons les faits suivants. Il existe 15 millions d’emplois dans le secteur privé et 5 millions d’emplois dans le secteur public. En face, 5 millions de personnes souhaitent retrouver un emploi, sans compter les 12 millions de précaires qui aspirent à une situation stable.

Qui peut croire que les 5 millions de chômeurs pourront tous intégrer le secteur privé, ce qui reviendrait à augmenter ses effectifs de 30 % ?

Qui peut croire que les 5 millions de chômeurs pourront tous intégrer le secteur public, ce qui reviendrait à doubler ses effectifs ?

Prenons un exemple dans la région Languedoc Roussillon. En août 1998, 150 711 personnes étaient inscrites à l’ANPE pour demander un emploi. Face à cela, 7 035 offres d’emplois étaient proposées... Que faire des 143 000 qui n’ont pas été retenus ?

Nous sommes dans l’impasse si nous conservons ce mode de pensée. Non, l’emploi n’a pas vocation à être simplement créé par le secteur privé (le marché) et par le secteur public (l’État).

Le travail est toujours un choix de société. À chaque époque, la façon dont les humains produisent et distribuent les richesses dont ils estiment avoir besoin est une création originale. En ce sens, le travail est toujours l'expression d'une époque. Il ne procède d'aucune loi naturelle. Il est toujours un choix politique et de civilisation, car on peut décider de ce à quoi il sert, de ses conditions et rémunérations, de sa reconnaissance et de sa symbolique. Telle est la thèse que nous voulons défendre : il revient à la société de décider ce qu'elle considère comme étant du travail, et non pas seulement au marché et à l’État. C'est à cette condition qu’il deviendra possible de parler de réinvention du travail, et de permettre l’emploi pour tous.

Un déplacement culturel fondamental doit donc s'opérer dans notre conception du travail.

La nouvelle conception du travail que nous voulons promouvoir repose sur l'idée centrale qu'il revient à la société de décider de ce qu'elle considère comme étant du travail.

N’attendez pas que nous dressions des listes pour illustrer la façon dont pourraient se présenter ces emplois. Il nous revient à tous, à nous tous, de les définir. Et de les définir à partir des besoins exprimés par les personnes, les entreprises et les territoires eux-mêmes, grâce à un dialogue citoyen sans précédent.

Doit être désormais considéré comme étant du travail, selon nous, tout ce qui contribue à créer de la valeur au sens économique, du bien-être sur le plan individuel, du lien social sur le plan collectif. Le travail, ce n’est pas simplement fabriquer des choses, c’est se “fabriquer” soi-même et c’est aussi “fabriquer” la société. Les possibilités de travail et d’emplois sont alors infinies si l’on admet qu’il faut s’engager dans une civilisation de la pleine activité.

C’est à partir de cette “ matière première ” que sont les besoins, que des emplois pourront être créés. Chacun aura la certitude qu’ils ne seront pas artificiels, parce qu’ils seront définis collectivement et dans la transparence. Il y a ensuite l’effort d’imagination qui doit déboucher sur une autre organisation sociale, dans le territoire. Des emplois, d’un type inédit, verront le jour...

Mais, beaucoup de personnes, écrasées, ne manifestent plus aucun besoin ni désir et n’ont même plus la capacité d’imaginer que la situation pourrait être différente.

Seul un dialogue approfondi et permanent avec le plus grand nombre possible d’habitants du territoire pourra faire reculer l’inertie. C’est bien cet état d’esprit qu’il faut changer. Pour y parvenir, il n’y a pas d’autre solution que de constituer une “ force militante ” locale, sur cette question-là.

On ne fera donc pas des réunions d’information, mais des réunions de créativité, interactives, où personne n’a de message à délivrer mais tous ont à imaginer. On se demandera systématiquement : “ Que faire pour améliorer le bien-être général ? Comment améliorer la qualité de la vie de tous ? Quels sont nos besoins et nos désirs ? ”. Voilà une action simple, rapide, efficace, que des milliers de citoyens et d’élus locaux peuvent engager dès maintenant. Déjà, un nouveau climat s’installera dans le territoire...

Toutes les possibilités de création d’emplois seront étudiées, sans tabou ni a priori (secteur marchand et non marchand). Toutes les entreprises seront visitées, ainsi que toutes les communes, tous les villages, toutes les associations, tous les services de l’État... Les actions menées, les contacts pris et leurs résultats feront l’objet d’une communication permanente (FR3, médias locaux et régionaux, édition d’un journal de territoire...).

Prenons l’exemple de l’éducation qui est un réservoir d’emplois inépuisable. Tenons des réunions dans chaque établissement scolaire avec les parents, les enseignants, les lycéens et les étudiants. Que de choses à imaginer : appui aux enseignants, surveillance de l’accès des établissements, petites réparations et entretien, surveillance des récréations et de la cantine, encadrement des élèves lors des périodes hors temps scolaire (mercredi, samedi, dimanche, le soir), aide aux devoirs, aide aux parents pour qu’ils aident mieux les enfants...

Faisons la même chose dans le domaine de la sécurité, de la santé, du tourisme, des loisirs, du sport, de la culture, de l’environnement, des transports collectifs, du logement, des services publics, des PME, du commerce et de l’artisanat, de l’agriculture...

4.- Obtenir des pouvoirs publics les réformes structurelles, sur le plan juridique, permettant de réaliser un département sans chômage

Même si nous parvenions à réaliser tout ce qui vient d’être proposé, cela ne saurait suffire. Car les lois, les circuits de financements, ne permettront pas de créer les emplois identifiés et de les financer.

Il faudra demander à l’État – aux Parlementaires et au Gouvernement – de permettre la réalisation de ce territoire sans chômage. Mais quelle force nous aurions, si tous les acteurs du département se mettaient d’accord !

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Toutes ces réflexions, les débats qu’elles doivent susciter, nous paraissent être la base indispensable, l’effort conceptuel et le renouvellement des pratiques sociales incontournables auxquels nous devons, collectivement, procéder, si nous voulons véritablement résoudre la question du chômage dans une perspective de progrès de civilisation.

Dès demain matin, que chacun s’engage plus encore, dans chaque entreprise, dans chaque village, pour qu’il n’y ait plus un seul chômeur ! Tout de suite, sans que cela ne s’oppose à tout ce qui se fait déjà, il est possible de créer une nouvelle dynamique pour l’emploi. Il s’agit d’enclencher, de faire croître et gagner la “ révolution de velours ” pour l’emploi que nous appelons de nos vœux, une révolution douce, pacifique et joyeuse !

Nous cherchons toutes les personnes, toutes les organisations qui veulent, sans tabou ni a priori, s’engager dans cette aventure que, pour notre part, nous vivons avec passion, espoir et enthousiasme. Soyons-en convaincus, l’avenir peut être superbe !

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