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Par Jacques Nikonoff.

Le 21 septembre 2015.

La France doit prendre toute sa part à l’accueil de réfugiés en France. C’est la tradition et l’identité de notre pays que d’offrir protection et accueil aux victimes des guerres et des persécutions. C’est son devoir, c’est le respect de ses engagements auprès de l’ONU. Dans un passé encore récent, nos aînés, dans un contexte tout aussi dramatique, ont accueilli les réfugiés espagnols et italiens fuyant les régimes fascistes, ainsi que tous ceux qui, en Europe, fuyaient le nazisme.

 

Précisons que leur accueil, par les autorités publiques, comme pour les Républicains espagnols, s’est parfois réalisé dans des conditions scandaleuses, dans de véritables camps d’internement. La Syrie s’est vidée d’une grande partie de sa population à cause de la guerre ; face à cet évènement d’une ampleur rarement égalée dans l’histoire, la France doit faire revivre la tradition humaniste et de solidarité internationale de notre pays.

Le Parti de l’émancipation du peuple s’insurge contre le double discours de l’UE et du gouvernement français. Ces derniers ont largement participé à la politique de déstabilisation et de pillage décidée par l’OTAN, des pays d’où viennent les réfugiés : l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, maintenant la Syrie … Ils se posent maintenant comme les chevaliers blancs de l’humanitaire voire de l’humanisme. Toute cette mise en scène autour du volet humanitaire de la question migratoire éloigne les regards des vraies causes et des vrais responsables des migrations vers l’UE.

Ainsi les grands médias reprennent l’expression de « crise des migrants » quand il s’agit d’accueillir 600 000 réfugiés sur tout le territoire de l’UE, sans jamais rappeler que les pays du Moyen-Orient en accueillent la majorité (1,2 million en 2014 pour le Liban qui compte 4,2 millions d’habitants !). L’expansionnisme des États-Unis, soutenus par les pays de l’OTAN et l’UE, passe par la prise en main de tous les États qui ne coopèrent pas avec le monde de l’Occident. Après avoir fabriqué le djihadisme pour lutter contre l’URSS, l’Occident a volontairement laissé se construire et avancer l’état islamique (Daesh).

L’Allemagne oublie de rappeler qu’il lui faut compenser son grave déficit démographique par l’accueil d’une main-d’œuvre, si possible mieux formée et plus instruite que les travailleurs turcs. En apparaissant comme un pays généreux, elle occulte les ignominies faites à la Grèce. On voit d’ailleurs que cette générosité a des limites puisque l’Allemagne, assumant sa souveraineté, vient de fermer ses frontières ce que l’on peut parfaitement comprendre.

En France, monter une partie du peuple contre l’autre et exciter la fraction la plus raciste et la plus réactionnaire de l’électorat du Front national semblent être la finalité du discours politique sur l’immigration. Avec 3 millions de mal ou pas logés, plus de 5 millions de chômeurs et des millions de pauvres et précaires, la France annonce qu’elle va faire des efforts pour les réfugiés alors qu’elle ne les fait pas pour toute une partie de sa population qui s’enfonce dans la précarité. Le Front national a alors beau jeu de faire écho au sentiment d’injustice que suscite cette décision parmi les plus précaires.

La politique d’accueil des réfugiés doit obligatoirement s’inscrire dans une politique économique et sociale progressiste afin de ne pas susciter de réactions de rejet. Sur le plan international, il faut à la fois accueillir des réfugiés et, en même temps, agir pour que les causes des migrations cessent. Pour cela, il faut respecter la souveraineté des peuples et mettre un terme à toutes les ingérences qui ont démontré leur pouvoir déstabilisateur en Afrique et au Moyen-Orient.

La crise des migrants et l’aggravation de la fracture sociale dans les États occidentaux ont exactement la même cause : la politique menée par les classes dirigeantes occidentales dominées par les États-Unis et leur complice, l’Union européenne. Le Parti de l’émancipation du peuple accuse ce système : il est responsable de la pauvreté qui sévit à l’intérieur des pays européens et de la crise humanitaire à la périphérie ou dans d’autres continents. Cette mondialisation, avec son système du libre-échange, est mortifère. Il faut démondialiser, sortir de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN !  

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