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Pour se libérer de la finance

Le 27 juin 2006

Organisée par Déi Lénk et le Parti de la Gauche Européenne, avec la participation d’Attac-Luxembourg et d’organisations syndicales de différents pays européens, à Esch-sur-Alzette (Luxembourg), le 27 juin 2006.

Interventions de : Marc Barthel (CGT, France), Heinz Bierbaum (INFO-Institut, Allemagne), Frank Jost (Déi Lénk, Luxembourg), Alain Morin (Économie et Politique, France), Jacques Nikonoff, président d’Attac-France, Nando Pasqualoni (OGB-L, Luxembourg).

Le 27 juin 2006

Organisée par Déi Lénk et le Parti de la Gauche Européenne, avec la participation d’Attac-Luxembourg et d’organisations syndicales de différents pays européens, à Esch-sur-Alzette (Luxembourg), le 27 juin 2006.

Interventions de : Marc Barthel (CGT, France), Heinz Bierbaum (INFO-Institut, Allemagne), Frank Jost (Déi Lénk, Luxembourg), Alain Morin (Économie et Politique, France), Jacques Nikonoff, président d’Attac-France, Nando Pasqualoni (OGB-L, Luxembourg).

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Par Jacques Nikonoff

Le 12 décembre 2000

Depuis 1986 les gouvernements qui se succèdent en France, de gauche comme de droite, privatisent des entreprises. Cette orientation politique est d’autant plus paradoxale que les privatisations, partout dans le monde, sont un échec considérable.

Au plan mondial, les privatisations ont été présentées comme le remède miracle censé permettre le développement des pays pauvres, assurer la transition vers l’économie de marché pour les pays de l’ancienne zone soviétique et l’assurance de la prospérité éternelle pour les pays de l’OCDE. Elles devaient palier l’incapacité supposée des États à gérer des infrastructures comme l’électricité, le gaz, les télécommunications, l’eau, les routes, les chemins de fer, les ports et aéroports.

Par Jacques Nikonoff

Le 24 septembre 2016.

Dimanche 18 septembre, dans une interview au JDD, le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a annoncé un « plan autoroutier ». Il coûtera 1 milliard d’euros et visera à « améliorer » le réseau autoroutier (aires de covoiturage, écoponts, murs antibruit…). Une nouvelle fois se sont les usagers et les collectivités locales qui devront mettre la main à la poche.

L’augmentation du tarif des péages sera de 0,4% par an entre 2018 et 2020. Ils s’ajouteront aux rattrapages tarifaires décidés par Madame Royal, ministre de l’Écologie, en décembre 2015 (1,12% à partir de février 2016).

Les sociétés d’autoroute n’auront rien à débourser.

 

En fait les péages ne servent pas améliorer le réseau, mais à payer les dividendes des actionnaires.

La rente des sociétés d’autoroutes a été dénoncée dans de nombreux rapports publics, notamment celui de l’Autorité de la concurrence :

http://www.autoritedelaconcurrence.fr/user/avisdec.php?numero=05a22

On trouve aussi un rapport de la Cour des comptes :

https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Les-relations-entre-l-Etat-et-les-societes-concessionnaires-d-autoroutes

Depuis les privatisations, les sociétés concessionnaires d’autoroutes ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 26%, soit plus de 1,7 milliard d’euros.

 

Le premier à privatiser des sociétés d’autoroutes a été le Gouvernement de Lionel Jospin (2 juin 1997 au 6 mai 2002) avec le ministre communiste des Transports Jean-Claude Gayssot et le ministre Mélenchon, cet « insoumis » d’opérette.

Les Autoroutes du sud de la France ont ainsi connu une privatisation partielle, avec mise en Bourse de 49% du capital en mars 2002.

 

Les trois Gouvernements de Jean-Pierre Raffarin (6 mai 2002 au 31 mai 2005) vont ensuite poursuivre les privatisations.

  • Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (privatisation partielle).
  • Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (privatisation partielle).

 

Le Gouvernement de Dominique de Villepin (31 mai 2005 au 15 mai 2007) accélère les privatisations.

  • Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France, privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital (75%) sur appel d'offres, pour 4,03 milliards d'euros.
  • Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital (70%) sur appel d'offres.
  • Autoroutes du sud de la France, privatisation totale par cession de gré à gré du solde du capital (51%) sur appel d'offres.

 

Pour mettre un terme à la prise d’otage des automobilistes par les sociétés concessionnaires, il faut renationaliser les sociétés d’autoroutes.

Elles doivent être un service public, leur rôle est de servir l’intérêt général. Les tarifs doivent être baissés et leur produit utilisé à l’investissement d’amélioration des infrastructures au lieu d’alimenter les dividendes des actionnaires.

 

Nationaliser Autoroutes du sud de la France (ASF).

En 1957, la Société de l’Autoroute de la Vallée du Rhône (SAVR) est créée pour mener à bien l’ébauche de l’Autoroute A7, livrée à la circulation en 1958 (gratuite).

En 1973, la SAVR devient Autoroutes du sud de la France (ASF).

En 1991, l’autoroute de la Côte basque (ACOBA) A63 est intégrée au réseau ASF et devient une filiale d’ASF en 1994.

En 2001, le gouvernement annonce l’ouverture du capital d’ASF et son introduction en Bourse, l’opération est effective en 2002.

En 2005, le gouvernement cède la totalité de ses actions (41,5%) à Vinci qui possède déjà 82% de Cofiroute et maintenant 100% d’ASF.

 

Nationaliser Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APPR).

La société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône est née en 1961 sous le nom de Société de l’autoroute Paris Lyon (SAPL). La mise en service date de 1971. En 1975, elle devient la Société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (SAPRR). En 2004, une partie du capital est mise en Bourse, mais l’État reste majoritaire.

En 2006, APPR est privatisée au profit du consortium Effarie composé d’Eiffage et de la banque d’investissement australienne Macquarie. La même année, Eiffarie acquiert 81,49% du capital, le reste étant détenu par des hedge funds.

C’est le 2e groupe autoroutier en France et le 4e en Europe.

 

Nationaliser la Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France (Sanef).

La SANEF a été créée en 1963 sous le nom de Société des autoroutes du Nord de la France. En 2005, le gouvernement décide sa cession au groupe espagnol Abertis qui deviendra effective en 2006. Ce dernier met en place une société intitulée Holding d’infrastructures de transport (HIT) dans laquelle se retrouvent, autour d’Abertis, la Caisse des dépôts, Predica, Axa, la Société foncière, financière et de participations (FFP), CNP Assurances détenant 75,65% des actions. La même année, la Sanef obtient également la concession avec Eiffage de l’autoroute A65 Langon Pau au sein du groupement Alienor.

 

Signez la pétition pour la nationalisation des sociétés d’autoroutes et la baisse des tarifs des péages.

Cliquez ici :

http://www.pardem.org/actualite/luttes/451-petition-pour-la-renationalisation-des-societes-d-autoroutes

 


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Par Jacques Nikonoff, président d’Attac

Le 3 novembre 2005.

Le placement des actions EDF est en cours depuis le 28 octobre 2005, la cotation devant avoir lieu le 21 novembre au plus tard. D’ici-là de multiples initiatives sont prévues pour mettre en échec ce projet : pétition, réunions publiques, manifestations à Paris les 8 et 19 novembre... Une des ambitions des privatiseurs, messieurs de Villepin, Breton et Gadonneix, est de placer 15 % des actions parmi les petits actionnaires, dont 50 % auprès des salariés et anciens salariés d’EDF.

Qu’il s’agisse d’EDF ou de toute autre entreprise, il ne faut jamais acheter d’actions cotées en Bourse !

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