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BANDEAU ENVOI PRESSE JN

Communiqué n°16

Le 18 décembre 2016

Il faut révoquer François Villeroy de Galhau (VDG), gouverneur de la Banque de France depuis le 1er novembre 2015. À un double titre.

D’abord, il est gravement sorti de son droit de réserve en « rappelant » aux candidats à la présidence de la République qu’ils ne devaient pas « créer d’illusions », et ce qu’ils devaient ou ne devaient pas mettre dans leurs programmes.

Ensuite, archétype des personnages qui font le système néolibéral (voir son pédigrée ci-dessous), ses liens avec le milieu des affaires et de la presse sont incompatibles avec cette fonction, il y a conflit d’intérêt.

 

François Villeroy de Galhau, dans un entretien accordé aux Échos le 12 décembre 2016, a fixé les limites dans lesquelles devaient s’inscrire les programmes des candidats à l’élection présidentielle.

Il indique qu'ils doivent y mettre :

Des mesures pour « accélérer les réformes » (nom pudique et hypocrite donné aux politiques néolibérales d’austérité), et réduire les déficits publics (de 4 milliards d’euros).

et doivent surtout ne pas y mettre :

Une « relance budgétaire » et du progrès social, car notre modèle social coûterait « entre 100 et 200 milliards d’euros de dépenses de plus que nos voisins européens ».

De quoi se mêle-t-il ?

Ce sont bien les dirigeants politiques, guidés par les milieux financiers (Pompidou venait de la banque Rothschild, comme Macron), qui ont fait voter la loi du 3 janvier 1973. Celle-ci, renforcée ensuite notamment par le traité de Maastricht, interdit désormais à la Banque de France de prêter au Trésor. C’est ainsi qu’une rente a été donnée aux marchés financiers sous la forme de la « charge de la dette » qui représente chaque année entre 40 et 50 milliards d’euros payés par nos impôts.

VDG fait partie des grands prêtres de la pensée unique. Nous n’en voulons-plus !

Ce qu'il faut faire :

Une relance budgétaire est absolument nécessaire et urgente pour répondre aux besoins de la population. Il faut construire des centaines de milliers de logements écologiques, construire et rénover des milliers d’écoles, d’hôpitaux et d’équipements publics de toutes natures, investir massivement pour réduire la pollution de l’air dans les grandes villes, moderniser les réseaux SNCF et RER…

Comment faire ?

Par une implication de la Banque de France qui doit pouvoir prêter directement à certaines entités et au Trésor public, à taux d’intérêt à 0 %.

Par des mesures protectionnistes pour protéger notre marché intérieur.

Tout cela ne plaira pas à l’Union européenne, à l’OMC, au FMI ? Pas de problème, on sort de ce système, la France se démondialise.

Pédigrée de VDG

François Villeroy de Galhau est Issu d'une riche famille d’industriels de l'Est. Il est un ancien élève de l'École polytechnique et de l’ENA, inspecteur des finances.

De 1990 à 1993, il est conseiller européen du ministre des Finances puis du premier ministre socialiste Pierre Bérégovoy. Il occupe ensuite diverses responsabilités à la Direction du Trésor à Bercy, puis à Bruxelles comme conseiller financier à la représentation permanente de la France.

Sous le gouvernement du socialiste Lionel Jospin (juin 1997 – mai 2002), il est directeur de cabinet des socialistes Dominique Strauss-Kahn puis Christian Sautter au ministère de l'Économie et des Finances, puis directeur général des impôts.

En 2003, il devient président-directeur général de Cetelem, société de crédit à la consommation du groupe BNP Paribas, puis responsable de la banque de détail du groupe en France, puis directeur général délégué du groupe BNP Paribas.

Il est membre du conseil de surveillance de Villeroy & Boch (Sarre), du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, du Conseil d'orientation du think-tank En Temps Réel, du conseil de surveillance de Bayard Presse, groupe propriétaire du quotidien La Croix.

 

Contact presse : 06 42 82 89 73

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