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Communiqué n°17

Le 2 janvier 2017

Les vœux de Jacques Nikonoff

Le retour du peuple à la direction de ses propres affaires ! JN UA

Un spectre hante la planète, celui de la démondialisation.

Ce mot, apparu ces dernières années, deviendra sans nul doute en 2017 omniprésent dans les grands médias et aussi dans les conversations de tous les jours. Mais que veut-il dire, car on le met à toutes les sauces ?

La démondialisation s’oppose à la mondialisation. L’une ne va pas sans l’autre ; comprendre l’une permet de comprendre l’autre.

La mondialisation (néolibérale)

Quand je parle de la mondialisation, je ne parle que de la mondialisation néolibérale. Je ne parle pas des mouvements séculaires de populations, d’échanges culturels et commerciaux qui ont toujours existé et qui doivent demeurer.

Non, je parle de la mondialisation néolibérale. C’est-à-dire du projet politique appliqué depuis la fin des années 1960 par les classes dominantes de la triade (États-Unis, Japon, Europe). Celles-ci, dans la foulée de la victoire sur le nazisme allemand, le fascisme italien et le militarisme japonais, ont été confrontées à trois phénomènes qui érodaient gravement leur puissance.

D’abord, indépendamment de l’opinion que l’on porte sur eux, les pays du « camp socialiste » (URSS, Chine…) empêchaient les firmes multinationales d’étendre leurs marchés dans ces pays et limitaient leurs gisements de profits.

Ensuite, la décolonisation réduisait les accès aux matières premières à bas prix et débouchait sur la mise en place de régimes politiques souvent hostiles au capitalisme occidental.

Enfin, les luttes syndicales se généralisaient, faisaient jonction avec la jeunesse, et obtenaient des résultats non négligeables dans un contexte d’anticapitalisme croissant.

Résultat : la productivité baissait, le partage de la valeur ajoutée était favorable au travail, au détriment du capital.

Les classes dominantes devaient reprendre la main. Elles l’ont fait en déclenchant la guerre idéologique, devenue permanente depuis plusieurs décennies. Elles ont créé un vaste réseau de Think-Tanks (boites à idées), recruté des experts et des intellectuels financés indirectement par les firmes multinationales occidentales. Leur but a été - et le demeure encore aujourd’hui – de fabriquer les idées permettant de légitimer le système et de désarmer ses opposants.

Ces idées alimentent les grands médias, propriété des classes dominantes. Certains journalistes vont à la tétée. D’autres se désespèrent du manque d’indépendance de leur profession. De surcroît, certains Think-Tanks sont spécialisés dans l’infiltration des lieux de pouvoir : les cercles dirigeants des grandes entreprises, la haute fonction publique, les institutions supranationales, certains partis politiques et syndicats (surtout le PS et la CFDT en France), les grands médias. Tous récitent le bréviaire néolibéral.

Progressivement, les trois piliers de la mondialisation néolibérale vont se mettre en place

Le premier, par chronologie d’entrée en scène, est celui de la création d’institutions supranationales dont le rôle est de conforter l’ordre néolibéral mondial. Il s’agit de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), puis de l’OTAN, ensuite de l’Union européenne (avec l’euro) et enfin de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La caractéristique de ces institutions, leur vocation, est d’éliminer la souveraineté des nations. La raison est simple à comprendre. Pour imposer les politiques néolibérales à la planète, le plus logique était de les inscrire dans des traités internationaux et de les faire appliquer par des institutions supranationales. De la sorte, le risque de politiques « non-néolibérales » était limité, voire écarté. C’est ainsi que depuis des décennies, gauche et droite alternent au pouvoir pour mener la même politique.

L’ONU, de son côté, repose sur la souveraineté des États membres. Elle est d’une autre nature, il s’agit d’une institution multilatérale et non supranationale.

Le second pilier de la mondialisation néolibérale est le libre-échange. D’abord initié par les accords du GATT dès la fin des années 1940, il sera généralisé avec la création de l’OMC en 1995. On lui doit une part très significative du chômage et du réchauffement climatique.

Le troisième pilier se met en place dans le courant des années 1970, comme conséquence de la fin des accords de Bretton Woods (1971) sur le régime monétaire des parités fixes et la seule convertibilité du dollar en or. L’économie réelle et les finances publiques passent sous le contrôle des marchés financiers.

Au total, la mondialisation néolibérale a semé la misère, la guerre et la dévastation de l’environnement sur toute la planète. En redisciplinant le salariat des pays de la triade par l’organisation méthodique du chômage, et les pays pauvres par la dette, elle a instauré un ordre mondial particulièrement dangereux.

La démondialisation (sortie de l’ordre néolibéral mondial)

Elle a déjà commencé. On peut en percevoir les effets dans la prise de conscience des peuples et dans les dérèglements du néolibéralisme lui-même.

Les peuples, partout, expriment leur rejet de la mondialisation néolibérale. Mais ce rejet est souvent confus, ambigu, contradictoire. Il comporte du très bon (la désignation des classes dominantes – le système - comme l’adversaire) mais aussi du très mauvais (le racisme). Il se traduit par ce que les Think-Tanks néolibéraux appellent « la montée des populismes ». Ses manifestations, chaotiques, vont de l’élection de Trump au Brexit, en passant par la victoire du NON aux référendums en Italie et aux Pays-Bas, par le rejet croissant de l’Union européenne, de l’euro, de l’OTAN.

La déconsidération massive des grands médias par la population est un signe des temps. Les grands médias, en effet, ont soutenu avec ferveur, depuis 2005, les partisans du OUI aux référendums en France, en Irlande, aux Pays-Bas, en Italie. Ils ont soutenu Hillary Clinton contre Donald Trump. Ils déversent quotidiennement leur haine contre la Russie et Poutine. Et ils ont perdu sur tous les plans.

On pourrait même dire, en exagérant à peine, qu’il suffit que les grands médias défendent une cause pour qu’elle devienne une cause perdue.

Parallèlement, et en articulation, le système néolibéral se dérègle

Sa vocation impérialiste n’a pas donné les résultats attendus. Si, en 1989, après la chute du Mur de Berlin, les grands prêtres du néolibéralisme croyaient à la « fin de l’histoire » et à la création d’un monde unipolaire autour des États-Unis, aujourd’hui ils déchantent. car le monde est devenu multipolaire, surtout grâce au redressement spectaculaire de la Russie, mais aussi à l’émergence de la Chine et de l’Inde, et dans une moindre mesure du Brésil (les BRIC).

Quant aux trois piliers qui soutiennent la mondialisation néolibérale, ils sont en train de se fêler.

Les institutions supranationales et les traités internationaux sur lesquels elles s’appuient ont un bilan désastreux et sont critiquées ou même moquées. Ainsi, sur les deux derniers directeurs généraux du FMI, l’un a été mis en prison et l’autre l’a évité de peu grâce à une justice complaisante.

Le libre-échange a du plomb dans l’aile, l’OMC est paralysée, le commerce international se rétracte. C’est excellent ! C’est bon pour le climat, c’est bon pour l’emploi !

Concernant la globalisation financière, les menaces sont extrêmes. La montagne de dettes sur lesquelles repose le système ne pourra pas continuer à grossir à ce rythme. L’explosion se produira tôt ou tard.

Nul ne peut prédire comment les choses tourneront en 2017 en France et dans le monde. En revanche, pour la France, il est clair que le clivage gauche-droite a fait son temps. Place au véritable clivage, celui qui oppose les classes dominées aux classes dominantes ! Si la confusion idéologique est extrême, en France comme ailleurs, c’est bien parce que la gauche (en y incluant l’extrême gauche), fondamentalement, a accepté la mondialisation néolibérale puisqu’elle refuse le combat pour la démondialisation. Elle favorise ainsi le « populisme ». Elle le fabrique. Elle en est directement responsable. Elle crée, par son inconsistance, les conditions de la victoire de l’extrême droite.

En 2017, pour les élections, présidentielle et législatives, il faudra éliminer politiquement les duettistes de l’alternance. Tout le monde aura reconnu le PS et ses satellites (EELV, PCF) et LR et leurs satellites (UDI, MoDem).

Il faudra aussi faire barrage aux candidats et partis qui diffusent de fausses alternatives comme Le Pen, Macron et Mélenchon, chacun pour des raisons particulières.

Ma candidature à l’élection présidentielle, au nom du Rassemblement pour la démondialisation, offre une issue de court et de long terme. Dans le court terme, elle permet de sortir positivement de l’enfermement dans le vieux clivage gauche-droite, sans nostalgie ni mélancolie, mais tout au contraire avec l’enthousiasme des bâtisseurs. Elle s’inscrit aussi dans le long terme, car il ne s’agit ni plus ni moins de construire le rassemblement des démondialisateurs. Il vise à renverser l’ordre néolibéral mondial en commençant par y soustraire la France. Dans cette action titanesque, j’ai besoin du soutien actif du plus grand nombre, de l’engagement militant de toutes les bonnes volontés, d’argent pour mener la campagne, de parrainages d’élus !

Aux élections législatives, des dizaines de candidats du Parti de la démondialisation (le Pardem) ont déjà été investis. Ils vont créer la surprise !

Voilà pourquoi je forme des vœux afin que l’idée de démondialisation progresse et pour que les démondialisateurs s’organisent. Car c’est la condition de la paix, de l’amitié et de la fraternité entre les peuples, de la fin des inégalités sociales et de la destruction de la planète, de la démocratie. C’est le retour du peuple à la direction de ses propres affaires !

Contact presse : 06 42 82 89 73

 

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