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Le 3 septembre 2016

C’est dans l’hebdomadaire Marianne n° 1012 que Jacques Nikonoff, candidat à la présidentielle au titre du Rassemblement pour la démondialisation, a fait sa rentrée politique. Il y a publié une tribune explosive intitulée « Pourquoi je suis le candidat de la démondialisation ».

La démondialisation fait évidemment référence à la mondialisation néolibérale. Ce sont bien les politiques de mondialisation néolibérale qui ont massacré la planète, jeté des centaines de millions de personnes au chômage, démantelé les protections sociales et les services publics.

Pour en sortir vite, il faut rompre avec la mondialisation néolibérale et sortir, unilatéralement, du FMI, de l’OMC, de la Banque mondiale, et bien sur de l’OTAN, de l’euro et de l’UE.

Aucun candidat à la présidentielle n’ose regarder les choses en face. Tous tournent autour du pot sans remettre en cause la mondialisation néolibérale.

Dans quelques jours Jacques Nikonoff, à la fois homme du peuple et homme d’Etat, comme en témoigne son parcours (biographie) va commencer à publier son programme de démondialisation.

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Sept2016 ArticleMarianne

Pourquoi je suis le candidat de la démondialisation

Par Jacques Nikonoff*

Notre pays, comme la plupart en Europe, souffre d’une étrange maladie. Elle est chronique et dégénérative, et semble n’avoir ni cause ni remède. Pour certains, elle n’a pas même de nom. D’autres, participant à une sorte de concours Lépine, donnent les motifs les plus contradictoires et les plus baroques. Si on tente de comprendre l’essence de ce phénomène de dilution systémique, une explication majeure apparaît pourtant en pleine lumière : la mondialisation. Pas n’importe quelle mondialisation, mais la mondialisation néolibérale.

Celle-ci a pour fondement la nécessité, pour les classes dominantes de la triade (États-Unis, Europe, Japon), de faire face au communisme et aux conquêtes sociales du XXe siècle : New Deal aux États-Unis en 1933, Front populaire en France en 1936, régimes d’économie mixte en Europe de l’ouest de 1944 à 1948, conquis sociaux des années 1960 et 1970, luttes de libération nationale des pays colonisés…

Le projet néolibéral, théorisé dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, va se déployer à partir de la fin des années 1960 et se généraliser au début des années 1980. Son but est la suppression discrète et progressive de la souveraineté des États-nations, c’est-à-dire la destruction de la démocratie et de la politique. Tel est en effet le moyen le plus efficace pour interdire toute possibilité de politiques qui pourraient contrevenir aux intérêts des classes dominantes incarnées en particulier dans les firmes multinationales (industrielles, de services, financières). Il repose sur trois piliers :

  • Le libre-échange. Il ne met pas simplement des produits et des entreprises en concurrence, mais des systèmes sociaux et des nations, rendant à terme intenables les acquis substantiels concédés au monde du travail dans les décennies d’après-guerre. Il est la cause déterminante du chômage.
  • La libéralisation financière. La production mondiale et les finances publiques sont assujetties au court-termisme des marchés financiers.
  • Les traités internationaux et les institutions multilatérales. Ils sont les gardiens de l’ordre néolibéral mondial, tenant ce dernier hors de portée de toute pression démocratique. Il s’agit du FMI, de la Banque mondiale, de l’OTAN, de l’OCDE, de l’OMC. L’Union européenne et l’euro en sont le chef d’œuvre.

La critique justifiée de la caste politique française et européenne ne saurait se limiter à des aspects superficiels. Certes, la somme des ego, des incompétences et des suffisances, des privilèges et des arrangements est impressionnante et impardonnable. Mais il y a plus. C’est l’acceptation globale, par cette caste, de l’extrême droite à l’extrême gauche, du système de la mondialisation néolibérale.

Devant l’effondrement des repères gauche-droite qui avaient constitué le cadre de référence politique de ces dernières décennies, les citoyens cherchent des solutions. Seule une large alliance comme le Rassemblement pour la démondialisation pourra débloquer réellement une situation particulièrement malsaine.

Les démondialisateurs partagent une même analyse des causes des dérèglements du monde, ainsi que des voies et moyens pour y mettre un terme. Beaucoup s’abstiennent aux élections, parfois depuis longtemps, de façon permanente ou sélective selon les scrutins, parce qu’ils ne trouvent pas de candidats qui correspondent à leurs idées. D’autres votent blanc ou nul pour les mêmes raisons. D’autres encore votent pour le Front national, croyant – à tort - que ce parti défend « les petits » et qu’il va faire « exploser » le système. On trouve aussi d’authentiques démondialisateurs parmi les électorats communiste et gaulliste, et même au Parti socialiste et à LR.

La démondialisation citoyenne correspond au démontage des trois piliers de la mondialisation néolibérale, afin de débloquer la situation et faire redémarrer le progrès social et les processus démocratiques. La rupture n’est cependant possible, dans un premier temps, qu’à l’échelle nationale, de manière unilatérale : sortir de l’Union européenne (et donc de l’euro) ainsi que de l’ensemble des structures de l’ordre néolibéral mondial (OTAN, FMI, OMC, Banque mondiale, OCDE).

Jacques Nikonoff, candidat à l’élection présidentielle au titre du Rassemblement pour la démondialisation www.nikonoff2017.fr

                                                                

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