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Présentation du Rassemblement pour la démondialisation

 

Élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017

Présentation résumée du Rassemblement pour la démondialisation

www.nikonoff2017.fr

 

maires appel Nikonoff

Ce document contient les principales orientations politiques et organisationnelles du Rassemblement pour la démondialisation (RD) mis en place pour l’élection présidentielle et les législatives de 2017 à l’initiative du Parti de la démondialisation (Pardem).

Dans un premier temps, le Rassemblement pour la démondialisation mènera la campagne de Jacques Nikonoff, son candidat à l’élection présidentielle. Il se fixe également l’objectif de présenter un candidat dans chaque circonscription aux élections législatives qui suivront. Après ces élections, un bilan sera tiré afin d’envisager les suites.

Le Rassemblement pour la démondialisation a vocation à rassembler tous les citoyens et toutes les organisations politiques, syndicales, associatives, qui se considèrent comme démondialisateurs. Il s’inscrit dans le prolongement du Conseil national de la Résistance.

 

Les démondialisateurs considèrent que la mondialisation néolibérale est la cause principale de la crise, elle est un processus d’essence politique qui repose sur trois piliers

La mondialisation néolibérale a pour fondement la nécessité, pour les classes dominantes, de faire face aux conquêtes sociales du XXe siècle : New Deal aux États-Unis en 1933, Front populaire en France en 1936, régimes d’économie mixte en Europe de l’ouest de 1944 à 1948, conquis sociaux des années 1960 et 1970, luttes de libération nationale des pays colonisés…

Le projet néolibéral va se déployer à partir de la fin des années 1960 et se généraliser au début des années 1980. Son but essentiel est la suppression discrète et progressive de la souveraineté des États-nations, c’est-à-dire la destruction de la démocratie et de la politique. Tel est en effet le moyen le plus efficace pour interdire toute possibilité de politiques qui pourraient contrevenir aux intérêts des classes dominantes incarnées en particulier dans les firmes multinationales.

Premier pilier : le libre-échange. Il ne met pas simplement des produits en concurrence, mais des systèmes sociaux, rendant à terme intenables ceux qui ont concédé des acquis substantiels au monde du travail dans les décennies d’après-guerre.

Deuxième pilier : la libéralisation financière. C’est le libre-échange appliqué à l’argent, permettant aux flux financiers et monétaires de spéculer massivement et immédiatement à l’échelle du globe, sans restriction. La production mondiale est alors réorganisée en privilégiant les pays sans protection sociale et à bas salaires (délocalisations particulièrement). Du fait d’avoir placé les dettes publiques sous la dépendance des marchés financiers, les États sont désormais menacés de voir leurs finances publiques et leur économie productive déstabilisées s’ils ne mettent pas en œuvre docilement les principes cardinaux du néolibéralisme.

Troisième pilier : les traités internationaux et les institutions multilatérales. Ils sont les gardiens de l’ordre néolibéral mondial, tenant ce dernier hors de portée de toute pression démocratique. Il s’agit du FMI, de la Banque mondiale, de l’OTAN, de l’OCDE, de l’OMC. L’Union européenne et l’euro, quant à eux, en sont le chef d’œuvre.

L’agencement de ces trois piliers vise à permettre l’activité la plus libre possible pour les firmes multinationales. Celles-ci, possédées par les classes dominantes, sont le vecteur fondamental de la captation du profit. Pour assurer la pérennité du système, une guerre idéologique permanente est menée grâce au contrôle, par les classes dominantes, des grands médias planétaires.

 

Les démondialisateurs veulent démonter le cadre structurel, institutionnel, qui fait la force du capitalisme néolibéral

La démondialisation correspond au démontage de ces trois piliers, afin de débloquer la situation et faire redémarrer le progrès social et les processus démocratiques. Retrouver des conditions favorables au monde du travail et à l’intérêt général, ne peut donc éviter l’étape nécessaire de la démondialisation. Sans cela, comme nous le constatons hélas depuis plus de trois longues décennies de recul social et démocratique continu, rien n’est possible. La période qui vient doit être celle qui clôt enfin cette parenthèse néolibérale.

La rupture n’est possible, dans un premier temps, qu’à l’échelle nationale, de manière unilatérale, même si la démondialisation citoyenne doit aussi se déployer à l’extérieur du cadre national.

 

La démondialisation consiste, pour chaque pays, à retrouver sa souveraineté nationale, c’est-à-dire la possibilité de la démocratie.

Chambouler ce théâtre d’ombres aux élections de 2017

L’obstination de toutes les grandes formations politiques et de la plupart des petites à accepter l’ordre néolibéral mondial rend nécessaire la présence d’une autre voix lors des élections de 2017. Certes, les proclamations d’intentions, les effets de manche, la rhétorique et le verbiage ne manquent pas pour dénoncer le système économique et politique actuel et ses ravages. Mais ce n’est que de l’encre sur du papier.

Seule une large alliance comme le Rassemblement pour la démondialisation et son candidat Jacques Nikonoff, pourra débloquer réellement une situation particulièrement malsaine et qu’il faut au plus vite redresser radicalement.

Le Rassemblement pour la démondialisation, à l’occasion de l’élection présidentielle et des élections législatives de 2017, veut briser le consensus paralysant qui constitue le cœur de cette impasse politique.

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