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LettreAuxCommunes 4

fiche 29

Résoudre les problèmes techniques d’impression des billets de banque et de frappe de la monnaie métallique dans la monnaie nationale

programme de démondialisation

présenté par Jacques Nikonoff

Candidat à la présidence de la République française

Au titre du Rassemblement pour la démondialisation

 

22 février 2017.

Pour sortir de l’euro et revenir au franc, encore faut-il disposer de billets et de pièces en francs. Comment les choses se passent-elles ? La Banque de France fait aujourd’hui fabriquer les billets de banque (en euros) à l’imprimerie de Chamalières, tandis que la papeterie est à Vic-le-Comte, ces deux usines se situant dans le Puy-de-Dôme. Les pièces sont fabriquées à Pessac (Gironde). La France a-t-elle encore la possibilité technique de fabriquer des billets en francs, et combien de temps faudrait-il pour remplacer les euros ?

En 2009, l’usine de Chamalières a produit 2,7 milliards de coupures (de 5 et 20 euros dans le cadre organisé par l’Eurosystème[1]). La même année, la quantité de billets en circulation dans l’Eurosystème, à l’échelle des pays de la zone euro, était de 12,7 milliards de coupures. À la fin de l’année 1999, avant le passage à l’euro, il y avait 1,426 milliard de coupures en francs en circulation. Si l’usine de Chamalières a produit 2,7 milliards de coupures en 2009, des embauches supplémentaires peuvent lui permettre d’atteindre aisément 3 milliards de coupures par an, soit 1,5 milliard en 6 mois.

Le passage au franc nécessiterait donc 6 mois de travail, le temps de fabriquer les billets de banque en francs, sauf si de la sous-traitance est organisée pour raccourcir les délais. Il existe à ce propos l’établissement Oberthur à Cesson-Sévigné (35) et Levallois-Perret (92) qui fabrique des billets de banque y compris pour les pays hors zone euro, par exemple pour les États d’Afrique centrale et de l’ouest ou Madagascar. Il est le troisième sur le plan mondial pour l’impression des billets de banque. Oberthur pourrait sans difficulté imprimer des billets en franc. Les délais de fabrication pourraient être réduits.

Concernant les pièces métalliques, il y avait en circulation en France 19 milliards de pièces en 1999. L’usine de Pessac avait été capable, en 2005, de produire 10 milliards de pièces. Elle peut aisément doubler sa production et satisfaire aux besoins de pièces en un an. On peut encore réduire les délais en sous-traitant une partie de la fabrication des pièces.

Au total, il faudra définir une période de transition de quelques mois (6 mois ?) entre l’arrivée d’un gouvernement souhaitant sortir de l’euro, la sortie effective de la monnaie unique et son remplacement par la monnaie nationale. Un travail approfondi doit être mené sur cette phase de transition. Pour l’amorcer, on peut rappeler que les dirigeants allemands, sur le plan technique, avaient déjà tout prévu au cas où il y aurait renationalisation des monnaies. Ils ont exigé – à juste titre ! – que les billets de banque en euros identifient par un signe distinctif sa provenance.

Si on prend un billet en euro, on voit ainsi une série de chiffres précédée d’une lettre qui identifie le pays de provenance : L - Finlande ; N - Autriche ; R - Luxembourg ; S - Italie ; T – Irlande ; Y - Grèce ; M - Portugal ; P - Pays-Bas ; U – France ; V - Espagne ; X – Allemagne ; Z - Belgique. En cas de sortie de l’euro, nationale ou généralisée, et de retour au franc (ou aux monnaies nationales), il sera possible d’utiliser, pendant la phase de transition, les euro-francs, les euro-marks, les euro-pesetas, etc., en n’utilisant, en France, que les billets portant la lettre U.

 


[1] L’Eurosystème est l’autorité monétaire de la zone euro. Il regroupe la Banque centrale européenne et les Banques centrales nationales des États membres de l’Union européenne qui ont adopté l’euro. Son objectif principal est de « maintenir la stabilité des prix pour le bien commun ». Il vise également à « sauvegarder la stabilité financière et à promouvoir l’intégration financière européenne ».

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