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Restituer la souveraineté monétaire au peuple

Par Jacques Nikonoff

Mille et une nuit, avril 2011

Présentation

« Bouclier » censé protéger de la spéculation, la monnaie unique était le moyen quasi miraculeux de terrasser toutes les difficultés : inflation, chômage, récessions… La crise de l’euro et de l’Union européenne, qui a éclaté fin 2009, a balayé ces croyances. Nos dirigeants s’acharnent cependant, en dépit du constat d’échec flagrant, à faire perdurer le mythe de sa monnaie « protectrice ».

La crise de l’euro traduit d’abord une fragmentation de l’Europe et de la zone euro. Le mythe de l’unité a vécu, le couple franco-allemand connaît un divorce de fait : la gestion de la monnaie s’est faite au détriment des intérêts de la France, mais aussi de la majorité de ses partenaires de la zone euro. Seuls les dirigeants allemands ont tiré profit de l’euro fort, ont engrangé les excédents commerciaux réalisés en grande partie sur les autres pays européens.

Désormais, ils déséquilibrent dangereusement l’économie européenne, accentue la situation d’endettement publique des pays de l’Europe du Sud… et n’entendent pas montrer la moindre solidarité. La stratégie économique allemande est très néfaste. Est-il possible de se voiler la face plus longtemps ? De la droite à la gauche, il s’est fait en France un consensus qui accepte l’ordre monétaire néolibéral incarné par l’euro.
Le désordre économique ne va pas s’arrêter. Il faut prendre les devants, affronter les graves difficultés européennes et sortir à temps de l’euro.

L’euro interdit de véritables politiques sociales, industrielles et le plein-emploi. Il faut sortir de l’euro. Au plus vite !

Articles

AlternativesEco

Igor Martinache
Alternatives Economiques n° 306 - octobre 2011

La rigueur sinon rien, tel est en substance le refrain que reprennent en chœur les dirigeants européens face à la crise d'endettement que rencontrent aujourd'hui leurs Etats. Faux, leur répond Jacques Nikonoff, l'ex-président d'Attac et énarque atypique (il a été ouvrier soudeur). D'autres politiques sont possibles, mais elles impliquent en premier lieu de sortir du carcan de la monnaie unique. Et l'auteur de détailler ainsi comment celle-ci n'a tenu aucune de ses promesses, servant surtout d'instrument aux desseins commerciaux des firmes allemandes, au détriment de leurs voisins et de leurs salariés. Survolant rapidement les positions officielles affichées par les différents mouvements politiques et syndicaux sur l'Union européenne et l'euro, il dénonce le " consensus implicite " qui relie la plupart, tandis que les autres font preuve d'irréalisme tactique en misant sur la coordination au niveau communautaire. Puis il détaille enfin un ensemble de propositions quant à ce que pourrait mettre en oeuvre un " vrai " gouvernement " de gauche ", émanant du Mouvement politique d'émancipation populaire (M'pep) dont il est aujourd'hui porte-parole. On saluera le ton très pédagogique de l'ouvrage, et si certaines de ses affirmations prêtent à discussion, c'est justement son mérite d'essayer d'ouvrir un débat largement confisqué.

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