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Par Gérard Duménil, Bernard Cassen, Jacques Nikonoff, ATTAC

Mille et une nuits, avril 2004

Présentation

Les Etats-Unis, leurs ressortissants et leurs obligés à l'étranger et, au-delà, le reste du monde occidentalisé sont-ils davantage en sécurité depuis que George W. Bush a fait de la " guerre contre le terrorisme " l'axe de toutes ses politiques après les attentats du si septembre ? Chacun voit bien que non. De ce point de vue, la doctrine de la " guerre préventive " développée par l'administration républicaine se solde donc par un échec total. Mais était-ce réellement le but poursuivi ? On ne saurait en effet dissocier la posture belliciste du clan au pouvoir à Washington de sa vision de l'ordre planétaire, tant les dimensions diplomatique, militaire, économique et financière sont intimement liées dans la nouvelle " destinée manifeste " qu'il s'auto-attribue. Promoteurs et premiers bénéficiaires d'une mondialisation néolibérale qu'ils ont commencé à imposer comme paradigme dominant dès le début des années 1980, les Etats-Unis, par la voix de leurs dirigeants, affichent désormais ouvertement une ambition impériale ; l'Irak aura constitué à cet égard un test en grandeur nature, tant en direction de leurs ennemis que de leurs " alliés ". Cette stratégie globale conduit inévitablement le mouvement altermondialiste à aborder un ensemble des questions qu'il ne se posait pas à ses débuts, en un mot à se " géopolitiser ".

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