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Par Jacques Nikonoff

Le 20 juin 2009.

Avec les élections européennes de juin 2009, un nouveau pas a été franchi vers la fin du mythe européen.

Afin d’évacuer le problème et cacher la poussière sous le tapis, les commentaires des grands médias ne portent essentiellement que sur la politique intérieure de chaque pays. Il n’est pas question de la nouvelle majorité au Parlement européen et de l’impact qu’elle aura ou non sur la politique européenne.

 

C’est comme si cette élection n’avait pas d’effet sur les questions essentielles : lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète, paix dans le monde, stabilité financière et monétaire, mesures à prendre pour éradiquer la pauvreté, mise en œuvre de politiques d’égalité, développement de l’emploi utile et des services publics, etc. Il est vrai que pour chacun de ces sujets le Parlement européen n’a strictement aucun pouvoir. Après avoir amusé la galerie pendant les élections européennes sur les prétendus pouvoirs du Parlement européen, les grands médias tournent la page et parlent désormais d’autre chose…

Il est vrai que jamais l’abstention n’avait été aussi considérable, ôtant toute légitimité à ce « Parlement » qui vient d’être élu, remettant en cause son mode d’élection. Le taux d’abstention, de 57 % à l’échelle de l’Union européenne, a encore augmenté par rapport aux élections de 2004 où il avait déjà battu un record avec 54,6 %.

L’hyper-abstention ne provoquera aucune « prise de conscience » salutaire, bien au contraire

L’hyper-abstention signifie que dans certains pays 6, 7 ou 8 citoyens sur 10 ne sont pas allés voter. C’est le cas dans les pays suivants : Slovaquie 80,4 % ; Lituanie 79,1 % ; Roumanie 72,7 % ; Pologne 72,6 % ; République tchèque 72,2 % ; Slovénie 72 %. Quelle est la légitimité des députés « élus » dans ces conditions ? Aucune.

La présente démonstration pourrait néanmoins s’exposer à la critique de prendre des cas particuliers, car les pays de l’ancienne zone soviétique, qui concentrent la plupart des cas d’hyper-abstention, nécessitent probablement une période d’acclimatation à la démocratie et au suffrage universel. Peut-être. Mais voilà vingt ans que le Mur n’existe plus !

Pour ne pas tomber sous le coup de cette critique facile, des cas plus convaincants peuvent être pris dans de vieilles démocraties, dont certaines sont membres du système européen depuis le début ou presque de ce cauchemar. C’est le cas des pays suivants, dont le taux d’abstention retire lui aussi une bonne partie de la légitimité à ceux qu’ils ont envoyés à Strasbourg : Portugal 63,7 % ; Pays-Bas 63,5 % ; Grande-Bretagne 65,2 % ; Finlande 59,7 % ; France 59,6 % ; Autriche 56,7 % ; Allemagne 56,5 % ; Suède 56,2 % ; Espagne 55,7 %.

Les forces politiques françaises et européennes qui s’inquiètent de cette hyper-abstention doivent en tirer toutes les conséquences, si elles sont vraiment attachées à la démocratie comme elles le prétendent. Elles doivent donc commencer par dire que le Parlement européen n’est pas légitime. Leur silence signifierait l’approbation de cette mascarade. Ensuite ces forces politiques devraient, par simple raisonnement déductif et en pure logique, se poser les questions suivantes en tentant d’y trouver une réponse :

  • Comment ce « Parlement » censé rassembler les représentants des peuples des pays membres de l’Union européenne pourra-t-il « représenter » des peuples qui n’ont pas voté pour lui ?
  • Comment un tel « Parlement » aussi mal élu, dont on nous a affirmé pendant la campagne électorale qu’il disposait de plus en plus de pouvoirs, pourra-t-il s’affirmer face au Conseil et à la Commission européenne ?
  • Comment un « Parlement » aussi illégitime pourra-t-il légiférer comme si rien ne s’était passé ? Que vaudront les « actes » ainsi votés ?
  • Comment croire que l’on peut construire une quelconque union européenne dans l’indifférence ou même l’hostilité d’une majorité des peuples ?

La gauche – toute la gauche – devra clarifier ses positions européennes

Le Parti socialiste, marabouté par le mythe européen, devra trouver les moyens de revenir à la lucidité et prendre ses distances, d’une manière ou d’une autre, avec le système de Bruxelles. La gauche de gauche, quant à elle, devra clarifier ses analyses car elle se trouve désormais dans l’impasse. Les contradictions qu’elle accumule sur la question européenne expliquent pour une bonne part son score encourageant mais modeste.

En effet, la perspective politique du Parti de gauche (PG) et du Parti communiste français (PCF) est la signature de nouveaux traités européens, alors que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) préconise une « constituante » européenne. Ces objectifs n’ont de sens que dans le très long terme, ils n’en ont aucun dans le court et moyen.

Après les élections européennes 2009, il est évident – et chacun devrait le reconnaître - qu’il n’existe aucun rapport de force, à l’échelle des Vingt-Sept, pour parvenir à brève échéance à la refonte des traités européens ou à une constitution européenne sur des bases de gauche ou même simplement progressistes. La gauche ne peut pas dire d’un côté que la droite a gagné ces élections de manière « écrasante », et d’un autre côté continuer à prétendre qu’il est possible de parvenir à la signature de nouveaux traités européens ou à une constitution européenne ayant un contenu progressif. C’est contradictoire, c’est incompatible !

Des nouveaux traités, pourquoi pas, c’est une hypothèse comme une autre quoique présentant de nombreux inconvénients, mais ça n’est possible que dans un futur indéterminé, le temps de créer et de rassembler les forces sociales qui pourront porter le projet. Et en attendant on fait quoi ? C’est là la difficulté du PG, du PCF et du NPA qui ne proposent pas, pour l’instant, de programmes de transition.

Que fait-on en attendant de pouvoir changer les traités ? La question d’une « constituante » européenne pose les mêmes problèmes. Il n’existe pas encore de « peuple européen », base indispensable sur laquelle asseoir la légitimité d’une constitution. En outre, l’hyper-abstention actuelle, si elle devait perdurer, frapperait cette hypothétique constituante européenne, matrice d’une telle constitution, de la même absence de légitimité que le Parlement européen d’aujourd’hui. Par quelle magie les électeurs qui s’abstiennent en masse aux élections européennes viendraient-ils élire leurs représentants à cette constituante ? Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’articulation entre le très long terme et le court et moyen terme qui doit être repensé.

La désobéissance européenne et l’hypothèse de la sortie de l’Union européenne pour se libérer du piège eurolibéral


Les partis politiques de gauche doivent répondre à ces questions et réfléchir aux moyens de se sortir de ce piège.

La désobéissance européenne proposée par le M’PEP est un des moyens d’y contribuer. C’est l’acte d’un gouvernement qui refuse par exemple de transposer dans son droit national des arrêtés ou des directives émanant de l’Union européenne, au nom de la souveraineté populaire et de la souveraineté nationale, notions indissociables. C’est refuser d’appliquer les directives de libéralisation, celles à venir et celles déjà transposées dans le droit national, qu’il faudra « détransposer ». La désobéissance européenne est également un objectif de lutte immédiat, notamment pour le mouvement syndical : imposer au pouvoir en place de désobéir tout de suite, sans se cacher derrière « Bruxelles ».

Le M’PEP propose aussi de débattre sereinement de l’hypothèse de la sortie de l’Union européenne. Comment est-il possible d’imaginer que le système actuel soit encore viable après l’élection 2009 ? Pourquoi la gauche continuerait-elle à faire semblant de croire à un système qui détruit les solidarités et n’a d’autre objectif que le libre-échange ?

La sortie de l’Union européenne ne signifie pas être « contre l’Europe », comme on l’entend parfois dire chez des militants de gauche désorientés. Pour construire d’autres relations entre les peuples et les nations d’Europe – de toute l’Europe, celle des 49 pays qui la composent et pas simplement les 27 de l’Union européenne – il faut commencer par se débarrasser du système en décomposition de Bruxelles.

Ceux qui continuent à faire de l’acharnement thérapeutique sont en réalité « contre l’Europe », pour reprendre cette expression moralisatrice dénuée de sens. Ils retardent la perspective d’une recomposition de l’Europe sur des bases radicalement différentes. Il faut débrancher le malade, faire son travail de deuil et reconstruire autre chose.

On pourrait conclure de cette Bérézina que le seul effet de l’abstention serait finalement positif, puisqu’elle serait supposée accélérer la prise de conscience du caractère nuisible et illégitime du système actuel de l’Union européenne. Il n’en est rien et c’est là l’erreur de ceux qui se sont abstenus de manière active.

Ils ont adopté une posture purement intellectuelle, abstraite, apolitique. Pour les autres, ceux qui se sont abstenus par lassitude, par dégout de la non prise en compte du résultat du référendum de 2005, s’il est essentiel de saisir le sens de leur geste qui dit le rejet des peuples, et principalement des classes populaires et des jeunes de la « construction » européenne actuelle, force est de constater que cette démarche est dans la réalité inefficace politiquement.

Il n’est qu’à observer, d’ailleurs, le comportement des forces de droite : elles exultent. Et elles ont de quoi puisqu’une partie de la gauche leur a laissé le terrain libre et a renoncé au combat.


Nul mea culpa n’est à attendre des classes dirigeantes ou des forces pro-système, bien au contraire, car le système de Bruxelles génère désormais, de lui-même et automatiquement, des majorités taillées sur mesure ! Pourquoi en changer ? L’idéal serait même de mettre en place dans chaque pays la recette qui donne de si bons résultats à l’échelle de l’Union européenne.

S’il fallait encore un argument pour démontrer l’inanité de l’abstention, il suffirait de renvoyer à l’expérience des pays nouveaux membres de l’Union européenne. Ils connaissent pour la plupart des taux d’abstention extravagants, généralement en hausse en 2009 par rapport à l’élection européenne de 2004 (ou de 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie qui ne sont entrées dans l’Union européenne qu’au 1er janvier 2009). Que s’est-il passé, dans ces pays et à l’échelle de l’Union européenne, après cette hyper-abstention ? Rien. Et il ne se passera rien non plus après 2009. Tout continuera comme avant, tout le monde fera semblant.

L’analyse du résultat des élections européennes doit tenir compte de l’hyper-abstention

Les premières analyses des élections européennes 2009 qui mettent l’accent sur la gauche qui serait « dans le trou », la droite qui gagnerait « partout » et les écologistes qui connaitraient un « succès fracassant » à l’échelle européenne sont erronées. Elles omettent toutes de rappeler que cette élection européenne est dénuée d’une bonne partie de sa signification du fait précisément de l’hyper-abstention.

L’abstention des classes populaires a été massive partout dans l’Union européenne. Dans certaines villes et quartiers populaires, en France notamment, le taux d’abstention dépasse 70 % et atteint même 80 ou 90 % dans certains pays. L’abstention de la jeunesse, elle aussi, a été massive : 81 % chez les jeunes de 18 à 34 ans en France.

Au total, cette abstention a provoqué un glissement de terrain à droite, car les beaux quartiers, eux, ont voté. On ne peut donc parler simplement de « victoire de la droite » comme si cette élection européenne était une élection « normale », mais d’une désaffection des classes populaires et de la jeunesse qui a frappé la gauche et a profité mécaniquement à la droite.

Cette abstention se double d’un second phénomène qui touche, cette fois, des mouvements de voix chez ceux qui ont voté : les classes moyennes se sont largement détournées de la gauche socialiste dans plusieurs pays de l’Union européenne, particulièrement en France, pour se déplacer vers des listes écologistes. C’est avec ces éléments qu’il faut analyser les résultats de ces élections.

Conformément à sa vocation d’éducation populaire, le M’PEP met à disposition les données factuelles qui seules permettront, dans une seconde étape, de procéder à des analyses fondées. Comme il se dit et s’écrit n’importe quoi sur le résultat de ces élections, le mieux était dans un premier temps de dresser un constat précis de ses résultats.

Le présent document comprend donc 6 annexes :

Annexe 1 : Classification des forces politiques de l’Union européenne en 2009.

Annexe 2 : Synthèse des résultats de l’élection européenne 2009.

Annexe 3 : Dans 9 pays de l’Union européenne, les partis socialistes et la droite gouvernent ensemble.

Annexe 4 : Dans 4 pays de l’Union européenne, des partis socialistes exercent seuls le pouvoir.

Annexe 5 : Dans 10 pays de l’Union européenne la droite classique exerce seule le pouvoir.

Annexe 6 : Cas particuliers.

ANNEXE 1

CLASSIFICATION DES PARTIS POLITIQUES ET DES LISTES AYANT PARTICIPE À L’ÉLECTION EUROPÉENNE DU 7 JUIN 2009

Il est malaisé, pour qui veut comprendre la signification des résultats de l’élection européenne de juin 2009, de se fier aux définitions des partis et listes qui étaient en compétition et qui sont données par les officines de Bruxelles ou de Strasbourg ou encore par la « grande presse ».

On ne peut identifier avec certitude le positionnement idéologique de ces forces et de ces listes, ni faire des comparaisons fiables d’une élection sur l’autre ou d’un pays à l’autre. En outre, les termes sont parfois orientés et biaisés. C’est pourquoi le M’PEP a établi une nouvelle classification qui permet de se repérer plus facilement.

Ce classement repose sur deux postulats. Le premier est que le clivage gauche/droite reste celui qui structure les conceptions et la vie politiques. Le second est qu’une ligne de clivage essentielle démarque les forces politiques au-delà de la gauche et de la droite selon leur position sur le projet de constitution européenne et sa copie conforme qu’est le traité de Lisbonne.

Deux grandes catégories ont donc été définies – la gauche et la droite – plus une troisième avec les écologistes. Bien que les écologistes se situent très souvent à gauche (dans leurs votes et leurs alliances), ce n’est pas toujours le cas. En outre, l’approche des écologistes se distingue nettement des deux précédentes. Il était donc nécessaire d’utiliser une catégorie spécifique pour les différents courants de l’écologie.

Ne rester qu’aux deux catégories habituelles de droite et de gauche était évidemment indispensable, mais insuffisant tant les positions ont divergé sur les conceptions de l’Union européenne. Un croisement était donc nécessaire avec les positions prises par les uns et les autres sur le traité de Lisbonne, car il existe des socialistes pour et des socialistes contre, des gens de droite pour et d’autres contre, et ainsi de suite pour les communistes, les écologistes, etc.

Pour définir qui est de droite, de gauche ou écologiste, la présente classification s’est appuyée sur les faits. Il suffit de constater trois éléments :

  • Vérifier si le parti est membre d’un parti politique de droite, de gauche ou écologique à l’échelle européenne.
  • Vérifier si le parti est membre d’un groupe de droite, de gauche ou d’écologistes au Parlement européen (rappelons ici que les députés européens peuvent s’affilier à des groupes non par nationalité, mais en fonction de leurs affinités politiques ; il existait en juin 2009, avant les élections, sept groupes politiques au Parlement européen).
  • si le parti dont on veut définir le positionnement n’est membre ni d’un parti européen, ni d’un groupe au Parlement européen, il suffira de prendre connaissance de sa plateforme politique et du pédigrée de ses dirigeants pour se faire rapidement une opinion.

La classification proposée par le M’PEP est donc la suivante :

1.- LES DROITES

Les droites se répartissent en plusieurs courants :

1.1.- La droite classique

Elle rassemble les sensibilités habituellement désignées comme conservateurs, démocrates-chrétiens, libéraux, centristes, qui ont soutenu le traité constitutionnel européen et soutiennent aujourd’hui le traité de Lisbonne car ils sont fédéralistes.

Il s’agit de partis membres des partis européens suivants :

  • Parti populaire européen (PPE). C’est le premier parti politique transnational qui a été constitué à l’échelon européen. Il est favorable à une Europe fédérale. L’UMP française en est membre.
  • L’Union démocratique européenne (UDE). Elle regroupe les partis européens de droite, d’inspiration démocrate-chrétienne, conservatrice ou libérale. Il coopère organiquement avec le PPE.
  • Le Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR). Il regroupe les partis libéraux européens, ses élus siègent au groupe ALDE.
  • Le Parti démocrate européen (PDE). Il regroupe des partis centristes opposés à la droitisation du PPE. Son Manifeste est clair : « Les pays européens ne sont plus de taille dans le monde d’aujourd’hui pour garantir seuls à leurs citoyens la sécurité et la prospérité. Dès lors, soit ils persistent à s’enferrer dans leurs structures nationales, et l’on voit bien que c’est une impasse politique, soit ils font le pari gagnant d’une plus grande intégration politique au sein de l’Union européenne. » Le MoDem français en est membre.

Dans la catégorie de la droite classique ou traditionnelle, on trouve également des partis membres des groupes de droite au Parlement européen :

  • Groupe du Parti populaire européen (démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens (PPE-DE). Ce groupe était le plus important du Parlement européen avant l’élection de juin 2009 et comptait 736 députés. Il se présente lui-même sur son site Internet comme rassemblant « les forces politiques du centre et du centre-droit des différents États membres de l’Union européenne ». Il s’agit pour lui de « résister aux priorités politiques de gauche en Europe et de réaliser l’objectif que représente une Europe plus compétitive et démocratique dans une économie sociale de marché, et plus proche de ses citoyens ». Dans sa « Position politique », le PPE précise qu’il « est une grande force politique dans l’Union européenne, héritière directe de la tradition établie, dans les années cinquante, par Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide de Gasperi ». Les députés européens de l’UMP en France en sont membres.
  • Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE). Dans sa brochure « Démocrates et Libéraux Européens Passé et Présent », ce groupe se présente comme « situé au centre du Parlement européen », rassemblant 106 parlementaires de 22 pays, « représentant partis libéraux et démocrates de l’Union européenne ». Le MoDem de François Bayrou en est membre.

1.2.- La droite régionaliste, indépendantiste, séparatiste

On trouve dans cette catégorie des partis de droite ayant ces différentes propriétés.

1.3.- La droite opposée au traité de Lisbonne

Les gazettes et les officines bruxelloises les appellent « eurosceptiques ». Cette droite se définit plus sérieusement par son rejet du traité de Lisbonne, sans être pour autant d’extrême droite. C’est Libertas et Debout la République en France.

Elle rassemble des partis membres de plusieurs partis européens :

  • Libertas. Créé en décembre 2008, le parti européen Libertas rassemble des partis de droite opposés à l’Europe fédérale et au traité de Lisbonne. Philippe de Villiers en France en est membre.
  • Alliance pour l’Europe des nations (AEN). Le Rassemblement pour la France (RPF), qui avait appelé au boycott des élections européennes de 2009 en fait partie.
  • Démocrates européens (ED). Ils représentent la fraction opposée au traité de Lisbonne du Groupe PPE-DE.

La droite opposée au traité de Lisbonne se trouve également dans le Groupe Indépendance/Démocratie (ID) du Parlement européen. Dans sa Charte, ce groupe indique qu’il « est ouvert aux députés qui adhèrent à une Europe d’États nations souverains ». Dans son programme on trouve le « Rejet de la Constitution européenne ». Philippe de Villiers, pour la France, en fait partie.

1.4.- La droite ethnique

Elle se distingue de toutes les autres droites dans le sens où elle défend ou prétend défendre les intérêts d’une partie de la population au sein d’un pays donné. Il s’agit généralement de minorités linguistiques plutôt que religieuses – bien que les deux aspects se superposent parfois – sans demande de séparation ou d’autonomie des territoires concernés. En effet, les minorités en questions ne sont pas nécessairement regroupées dans des territoires précis.

1.5.- L’extrême droite

C’est la fraction de la droite fascisante qui manifeste du racisme et de la xénophobie, parfois de l’antisémitisme. C’est le Front national en France.

Les partis qui partagent cette idéologie se retrouvent notamment au sein du parti européen EuroNat.

Il existe également le Groupe Union pour l’Europe des Nations (UEN) du Parlement européen. Selon sa « Charte », ce groupe considère que l’Union européenne ne peut être construite et prospérer que si « les traditions, la souveraineté, la démocratie et l’identité des peuples européens est respectée ». Le FN français n’en est pas membre, mais la Ligne du Nord en Italie.

2.- LES ÉCOLOGISTES

Les écologistes ont été très divisés sur le traité constitutionnel européen et le demeurent aujourd’hui sur le traité de Lisbonne. La catégorie « écologiste » définie ici ne rassemble que les écologistes favorables à ces traités, car ceux qui y sont défavorables ont fait alliance avec des forces de gauche ou d’extrême gauche. C’est la liste Europe-Ecologie en France.

Un parti écologiste existe à l’échelle européenne : le Parti des Verts européens (PVE). Il rassemble les partis écologistes d’Europe, ses élus sont membres du Groupe des Verts / Alliance libre européenne au Parlement Européen. Ce groupe rassemble des écologistes et « des représentants des nations sans État » (les « régionalistes »).

3.- LES GAUCHES

Elles se répartissent en plusieurs sensibilités :

3.1.- La gauche membre du Parti socialiste européen (PSE)

Il s’agit des partis socialistes ou socio-démocrates qui représentent une famille de gauche parfaitement bien identifiée, aujourd’hui la plus puissante. D’un point de vue général, et sauf exception, ces partis sont favorables au traité de Lisbonne. C’est le Parti socialiste en France.
Les partis socialistes et socio-démocrates sont membres du Parti socialiste européen (PSE).

Il existe par ailleurs le Groupe socialiste au Parlement européen auquel adhèrent les élus des partis socialistes et socio-démocrates.

3.2.- La gauche membre du Parti de la gauche européenne (PGE)

Il s’agit de partis communistes ou néo-communistes en rupture avec les expériences des pays qui se réclamaient du socialisme, rassemblés au sein du Parti de la gauche européenne (PGE). C’est le Front de gauche en France.

Le Parti de la gauche européenne, dans sa plateforme pour les élections au Parlement européen de 2009 adoptée à Berlin le 29 novembre 2008, précise que « Nous réaffirmons notre non au traité de Lisbonne. »

Il existe en outre le Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au Parlement européen. Il vise à « rassembler toutes les composantes de la gauche non socialiste ». À la suite de l’élargissement de l’Union européenne aux pays nordiques et à l’Autriche en janvier 1995, le groupe a intégré la Gauche verte nordique (NGL) composée notamment du Parti de la gauche suédoise (VP), de l’Alliance de la gauche finlandaise (Vas) et du Parti populaire socialiste danois (SF). Après les élections européennes de 1999, le groupe a intégré 5 députés européens venant de France, élus sur la liste LO-LCR, comme membres associés.

3.3.- La gauche non membre du PSE ou du PGE

Il s’agit de partis de gauche qui sont favorables au traité de Lisbonne sans être membres du PSE et encore moins du PGE.

Aucun parti européen ne les rassemble, ni de groupe au Parlement européen.

3.4.- L’extrême gauche

Il s’agit de partis de gauche qui ne sont membres ni du PSE, ni du PGE, mais qui sont opposés au traité de Lisbonne.

Ce sont, en France, les listes du NPA et de LO.

3.5.- La gauche ethnique

Elle se distingue de toutes les autres gauches dans le sens où elle défend ou prétend défendre les intérêts d’une partie de la population au sein d’un pays donné. Il s’agit généralement de minorités linguistiques plutôt que religieuses – bien que les deux aspects se superposent parfois – sans demande de séparation ou d’autonomie des territoires concernés. En effet, les minorités en questions ne sont pas nécessairement regroupées dans des territoires précis.

3.6.- La gauche régionaliste, indépendantiste, séparatiste

On trouve dans cette catégorie des partis de gauche ayant ces différentes propriétés.

ANNEXE 2

SYNTHÈSE DES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION EUROPÉENNE DE 2009.

Cette synthèse donne les résultats à l’échelle de l’Union européenne dont les principales conclusions sont les suivantes :

  • L’abstention est stable dans un seul pays, diminue dans 9 pays et augmente dans 17
  • La droite classique progresse dans 16 pays et régresse dans 11 autres
  • La droite ethnique régresse dans 3 cas sur 4
  • La droite opposée au traité de Lisbonne était présente dans 9 pays, progresse dans 4 et régresse dans 5
  • L’extrême droite était présente dans 13 pays, progresse dans 8 et régresse dans les 5 autres
  • La droite régionaliste, indépendantiste ou séparatiste reste un phénomène marginal
  • L’ensemble des droites progressent dans 18 pays et régressent dans 9 pays
  • L’ensemble des droites sont majoritaires dans 16 pays
  • Les écologistes progressent dans 10 pays et régressent dans 4, ils n’étaient pas représentés comme tels dans les autres
  • Les partis membres du Parti socialiste européen (PSE) obtiennent exactement le même score dans 1 pays, progressent dans 9 et régressent dans les 17 autres
  • Les partis membres du Parti de la gauche européenne (PGE) étaient présents dans 12 pays, progressent dans 6 et régressent dans 6
  • La gauche non membre du PSE et du PGE était présente dans 6 pays, progresse dans 4 et régresse dans les 2 autres
  • La gauche indépendantiste, régionaliste, séparatiste n’était présente qu’en Espagne
  • La gauche ethnique n’était présente qu’en Lettonie
  • L’extrême gauche n’était présente comme telle que dans 5 pays dans lesquels elle progresse
  • Les gauches progressent dans 11 pays et régressent dans 16
  • Les gauches sont majoritaires dans 2 pays et au seuil de la majorité dans 9

L’abstention est stable dans un seul pays (l’Autriche), diminue dans 9 pays et augmente dans 17

L’abstention diminue dans les 9 pays suivants :

  • Finlande -13,5 %
  • Lettonie -11,8 %
  • Chypre -11,5 %
  • Bulgarie -8,5 %
  • Suède -6 %
  • Pologne -6 %
  • Estonie -3,8 %
  • Slovaquie -2,6 %
  • Allemagne -0,3 %

 

L’abstention augmente dans les 17 pays suivants :

  • Lituanie +27,5%
  • Danemark +13 % (vote obligatoire)
  • Grèce +11 % (vote obligatoire)
  • Italie +5,2 % (vote obligatoire)
  • Belgique +4,9 % (vote obligatoire)
  • Grande-Bretagne +3,7 %
  • Malte +3,5 %
  • Irlande +3,3 %
  • Pays-Bas +2,7 %
  • Roumanie +2,5 %
  • France +2,4 %
  • Portugal +2,2 %
  • Hongrie +1,1 %
  • Espagne +0,8 %
  • Luxembourg +0,5 % (vote obligatoire)
  • République tchèque +0,5 %
  • Slovénie +0,4 %

 analyse 2009 1

Les taux d’abstention peuvent être classés en 4 catégories : l’hyper-abstention (supérieure à 70 % d’abstention) ; l’abstention massive (de 55 à 70 %) ; l’abstention élevée (de 35 à 55 %) ; l’abstention modérée (de 15 à 35 %) ; l’abstention faible (inférieure à 15 %).

L’hyper-abstention (supérieure à 70 %) concerne 6 pays :

  • Slovaquie 80,4 %
  • Lituanie 79,1 %
  • Roumanie 72,7 %
  • Pologne 72,6 %
  • République tchèque 72,2 %
  • Slovénie 72 %

L’abstention massive (de 55 à 70%) concerne 12 pays :

  • Portugal 63,7 %
  • Pays-Bas 63,5 %
  • Hongrie 62,5 %
  • Bulgarie 62,5%
  • Grande-Bretagne 65,2 %
  • Finlande 59,7 %
  • France 59,6 %
  • Estonie 56,8 %
  • Autriche 56,7 %
  • Allemagne 56,5 %
  • Suède 56,2 %
  • Espagne 55,7 %

 

L’abstention élevée (de 35 à 55 %) concerne 5 pays :

  • Grèce
  • Lettonie 46,9 %
  • Irlande 45 %
  • Chypre 40,6 %
  • Danemark 40,5 % (vote obligatoire)
  • L’abstention modérée (de 15 à 35 %) concerne 2 pays :
  • Italie 33,5 % (vote obligatoire
  • Malte 21,1 %

L’abstention faible (inférieure à 15%) concerne 2 pays :

  • Belgique 14,1 % (vote obligatoire)
  • Luxembourg 9 % (vote obligatoire)

Analyse 2009 2

La droite classique progresse dans 16 pays et régresse dans 11 autres

La droite classique progresse dans les 16 pays suivants :

  • Pologne +13,8 %
  • Belgique +13 %
  • !Portugal +8,6 %
  • Lettonie +8,2 %
  • France +7,8 %
  • Estonie +6,9 %
  • Italie +6,7 %
  • Hongrie +5,6 %
  • Slovénie +4,9 %
  • Danemark +4,4 %
  • Espagne +3,5 %
  • Suède +2,5 %
  • Chypre +2,5 %
  • Pays-Bas +1,9 %
  • Irlande +1,3 %
  • Malte +1,2 %

La droite classique régresse dans les 11 pays suivants :

  • Slovaquie -13,7 %
  • Roumanie -12,8 %
  • Grèce -10 %
  • République tchèque -10 %
  • Lituanie -8,1 %
  • Belgique -5,3 %
  • Finlande -4,5 %
  • Autriche -3 %
  • Luxembourg -2,1 %
  • Allemagne -1,7 %
  • Grande-Bretagne -1,3 %

 

Analyse 2009 3

 

Concernant l’influence électorale de la droite classique, on peut faire quatre catégories : majoritaire (score supérieur à 50%), au seuil de la majorité (entre 40 et 50 %), influence moyenne (de 30 à 40 %), faible influence (inférieure à 30 %).

La droite classique est majoritaire à elle seule dans 6 pays :

  • Lituanie 69,6 %
  • Slovénie 68,1 %
  • Hongrie 66,3 %
  • Luxembourg 57,8 %
  • Italie 54,1 %
  • Pologne 51,3 %

La droite classique est au seuil de la majorité dans 15 pays :

  • Pays-Bas 49,5 %
  • Allemagne 48,8 %
  • Finlande 48,3 %
  • Bulgarie 48 %
  • Chypre 47,8 %
  • Roumanie 47,2 %
  • Espagne 45 %
  • Suède 42,6 %
  • Portugal 41,9 %
  • Belgique 41,7 %
  • Danemark 41,5 %
  • Lettonie 41,2 %
  • Malte 41 %
  • République tchèque 40,6 %
  • Grande-Bretagne 40,3 %

La droite classique a une influence moyenne dans 3 pays :

  • Slovaquie 36,6 %
  • France 36,5 %
  • Grèce 32,3 %

La droite classique a une influence faible dans 3 pays :

  • Estonie 29,6 %
  • Irlande 29,1 %
  • Autriche 20,7 %

Analyse 2009 4

La droite ethnique régresse dans 3 cas sur 4

La droite ethnique était présente dans 4 pays : Bulgarie, Lituanie, Roumanie et Slovaquie.
Elle progresse de 8,4% en Lituanie pour un score de 8,4 %.

Mais elle régresse en Bulgarie (-9 %) pour un score de 11,3 %, en Roumanie (-3,4 %) pour un score de 8,9 % et en Slovaquie (-1,9 %) pour un score de 8,9 %.

La droite opposée au traité de Lisbonne était présente dans 9 pays, progresse dans 4 et régresse dans 5.

La droite opposée au traité de Lisbonne progresse dans les 4 pays suivants :

  • Hongrie +14,7 %
  • Finlande +13,5 %
  • Autriche +4 % 
  • France +1,7 %

La droite opposée au traité de Lisbonne régresse dans les 5 pays suivants :

  • Suède -10,9 %
  • Danemark -6,8 %
  • République tchèque -4 %
  • Pologne -0,8 %
  • Grande-Bretagne -0,1 %

Analyse 2009 5

Le niveau électoral de la droite opposée au traité de Lisbonne est le suivant :

  • Pologne 27,4 %
  • Autriche 17,9 %
  • Grande-Bretagne 16 %
  • Hongrie 14,7 %
  • Finlande 14 %
  • République tchèque 4,2 %
  • Suède 3,6 %
  • Danemark 2,3 %
  • France 1,7 %

Analyse 2009 6

L’extrême droite était présente dans 13 pays, progresse dans 8 et régresse dans les 5 autres

L’extrême droite progresse dans les 8 pays suivants :

  • Pays-Bas +17 %
  • Autriche +11,5 %
  • Danemark +8,4 %
  • Slovaquie +5,5 %
  • Roumanie +3,1 %
  • Grèce +3 %
  • Slovénie +2,8 %
  • Suède +2,5 %

L’extrême droite régresse dans les 5 pays suivants :

  • Pologne -9,4 %
  • Belgique -4 %
  • France -3,3 %
  • Bulgarie -2,8 %
  • Italie -1,2 %

Analyse 2009 7

Le niveau électoral de l’extrême droite est le suivant :

  • Autriche 17,8 %
  • Pays-Bas 17 %
  • Danemark 15,2 %
  • Belgique 11,4 %
  • Belgique 9,8 %
  • Roumanie 7,2 %
  • Grèce 7,1 %
  • France 6,5 %
  • Slovaquie 5,5 %
  • Suède 3,3 %
  • Slovénie 2,8 %
  • Pologne 1,4 %

Analyse 2009 8

La droite régionaliste, indépendantiste ou séparatiste reste un phénomène marginal

Elle était présente dans trois pays : Espagne, Belgique et Lettonie. En Espagne elle reste à son niveau de 2004 (5,1 %). Elle progresse de +10,6 % en Belgique pour atteindre 10,6 % (elle n’était pas présente en 2004). En Lettonie elle régresse de -22,6 % pour atteindre un niveau de 7,4 %.

L’ensemble des droites progressent dans 18 pays et régressent dans 9 pays

Les droites progressent dans les 18 pays suivants :

  • Hongrie +20,6 %
  • Pays-Bas +18,9 %
  • Autriche +12,5 %
  • Finlande +10 %
  • Portugal +8,6 %
  • Slovénie +7,7 %
  • Estonie +6,9 %
  • Danemark +6 %
  • Italie +5,5 %
  • Espagne +3,5 %
  • Pologne +3,2 %
  • Chypre +2,5 %
  • Irlande +1,3 %
  • Malte +1,2 %
  • Belgique +0,8 %
  • Bulgarie +0,8 %
  • France +0,7 %
  • Lituanie +0,3 %

Les droites régressent dans les 9 pays suivants :

  • Lettonie -14,4 %
  • République tchèque -14 %
  • Slovaquie -10,1 %
  • Suède -8,4 %
  • Grèce -7,7 %
  • Roumanie -6,3 %
  • Luxembourg -2,1 %
  • Allemagne -1,7 %
  • Grande-Bretagne -0,3 %

Analyse 2009 9

Le niveau électoral de l’ensemble des droites peut être organisé en quatre catégories : ultra-majoritaire (supérieur à 55 %), légèrement majoritaire (de 50 à 55 %), au seuil de la majorité (de 40 à 50 %), en position moyenne (inférieur à 40 %). Au total, l’ensemble des droites sont majoritaires dans 16 pays sur 27.

L’ensemble des droites sont ultra-majoritaires dans 13 pays sur 27 :

  • Hongrie 81 %
  • Pologne 80 %
  • Lituanie 78,1 %
  • Slovénie +70,9 %
  • Bulgarie 70,3 %
  • Pays-Bas 66,5 %
  • Autriche 65,5 %
  • Roumanie 63,3 %
  • Grande-Bretagne 62,3 %
  • Finlande 62,3 %
  • Belgique 62,1 %
  • Danemark 59 %
  • Luxembourg 57,8 %

L’ensemble des droites sont légèrement majoritaires dans 3 pays :

  • Italie 54,1 %
  • Slovaquie 53,4 %
  • Espagne 50,1 %L’ensemble des droites sont au seuil de la majorité dans 8 pays :
  • Allemagne 48,9 %
  • Lettonie 48,6 %
  • Chypre 47,8 %
  • Suède 46,2 %
  • République tchèque 44,8 %
  • France 44,6 %
  • Portugal 41,9 %
  • Malte 41 %

L’ensemble des droites sont en position moyenne dans 3 pays :

  • Grèce 39,4 %
  • Estonie 29,6 %
  • Irlande 29,1 %

Analyse 2009 10

Les écologistes progressent dans 10 pays et régressent dans 4, ils n’étaient pas représentés comme tels dans les autres

Les 10 pays dans lesquels les écologistes progressent sont les suivants :

  • France +8,8 %
  • Belgique +4,8 %
  • Suède +4,8 %
  • Grèce +3,3 %
  • Grande-Bretagne +2,5 %
  • Estonie +2,7 %
  • Finlande +2 %
  • Luxembourg +2 %
  • Pays-Bas +1,6 %
  • Allemagne +0,2 %

Les 4 pays dans lesquels ils régressent sont les suivants :

  • Malte -7,3 %
  • Autriche -3,4 %
  • Irlande -2,4 %
  • République tchèque -1,2 %

Analyse 2009 11

Le niveau électoral des écologistes est le suivant :

  • Luxembourg 17 %
  • Allemagne 12,1 %
  • France 16,2 %
  • Belgique 13,4 %
  • Finlande 12,4 %
  • Suède 10,8 %
  • Autriche 9,5 %
  • Grande-Bretagne 8,3 %
  • Pays-Bas 8,9 %
  • Grèce 3,4 %
  • Malte 2 %
  • République tchèque 2 %
  • Irlande 1,9 %

Analyse 2009 12

Les partis membres du Parti socialiste européen (PSE) obtiennent exactement le même score dans 1 pays, progressent dans 9 et régressent dans les 17 autres

Les partis membres du PSE progressent dans les 9 pays suivants :

  • Slovaquie +15,1 %
  • République tchèque 13,5 %
  • Roumanie +7,7 %
  • Malte +6,6 %
  • Lituanie +4,4 %
  • Slovénie +4,3 %
  • Irlande +3,3 %
  • Pologne 3 %
  • Grèce +2,7 %

Les partis membres du PSE régressent dans les 17 pays suivants :

  • Estonie -28,1 %
  • Portugal -19,9 %
  • Hongrie -17 %
  • France -12,1 %
  • Pays-Bas -11,5 %
  • Danemark -11,1 %
  • Autriche -9,5 %
  • Grande-Bretagne -7,3 %
  • Belgique -5,5 %
  • Espagne -5,2 %
  • Finlande -3,7%
  • Luxembourg -3 %
  • Bulgarie -2,6 %
  • Italie -1,7 %
  • Lettonie -1 %
  • Chypre -1 %
  • Allemagne -0,7 %

Le parti membre du PSE en Suède se maintient à 24,6%.

Analyse 2009 13

Le niveau électoral de l’ensemble des partis membres du PSE peut être distingué selon les quatre mêmes catégories que la droite classique : majoritaire (score supérieur à 50 %), au seuil de la majorité (entre 40 et 50 %), influence moyenne (de 30 à 40 %), faible influence (de 10 à 30 %). Une nouvelle catégorie est nécessaire : très faible influence (inférieure à 10 %).

Les partis membres du PSE sont majoritaires dans un seul pays : Malte (55 %).

Ils ne sont au seuil de la majorité (entre 40 et 50%) dans aucun pays.

Ils ont une influence moyenne (de 30 à 40%) dans 4 pays :

  • Grèce 36,7 %
  • Espagne 32,5 %
  • Slovaquie 32 %
  • Roumanie 30,8 %

Ils ont une faible influence (de 10 à 30%) dans 19 pays :

  • Italie 29,3 %
  • Portugal 26,5 %
  • Suède 24,6 %
  • Autriche 23,8 %
  • République tchèque 22,3 %
  • Danemark 21,5 %
  • Allemagne 20,8 %
  • Belgique 19 %
  • Luxembourg 19 %
  • Bulgarie 18,8 %
  • Lituanie 18,6 %
  • Slovénie 18,4 %
  • Finlande 17,5 %
  • Hongrie 17,3 %
  • France 16,8 %
  • Grande-Bretagne 15,3 %
  • Irlande 13,9 %
  • Pologne 12,3 %
  • Pays-Bas 12,1 %

Ils ont une très faible influence (inférieure à 10%) dans 3 pays :

  • Chypre 9,8 %
  • Estonie 8,7 %
  • Lettonie 3,8 %

Analyse 2009 14

Les partis membres du Parti de la gauche européenne (PGE) étaient présents dans 12 pays, progressent dans 6 et régresse dans 6

Les partis membres du PGE progressent dans les 6 pays suivants :

  • Chypre +6 %
  • Portugal +5,6 %
  • Danemark +2 %
  • Luxembourg +1,5 %
  • Allemagne +1,4 %
  • France +0,5 %

Les partis membres du PGE régressent dans les 6 pays suivants :

  • Suède -7,2 %
  • République tchèque -6,2 %
  • Italie -5,5 %
  • Finlande -3,7 %
  • Grèce -0,5 %
  • Espagne -0,4 %

Analyse 2009 15

Leur niveau électoral peut se décomposer en quatre tranches : supérieure à 30 %, de 10 à 20 %, de 5 à 10% et moins de 5 %.

Dans la tranche supérieure à 30 % il n’y a que Chypre (34,9 %).

Dans la tranche de 10 à 20 % il y a 3 pays :

  • République tchèque 14,1 %
  • Grèce 13 %
  • Portugal 10,7 %

Dans la tranche de 5 à 10% il y a 5 pays :

  • Allemagne 7,5 %
  • Danemark 7,2 %
  • France 6,3 %
  • Finlande 5,9 %
  • Suède 5,6 %

Dans la tranche de moins de 5% il y a 3 pays :

  • Espagne 3,7 %
  • Italie 3,3 %
  • Luxembourg 3,2 %

Analyse 2009 16

La gauche non membre du PSE et du PGE était présente dans 6 pays, progresse dans 4 et régresse dans les 2 autres

Elle progresse dans les 4 pays suivants :

  • Slovénie +9 %
  • Estonie +8,5 %
  • Danemark +7,8 %
  • Italie +6,3 %

Elle régresse dans les 2 pays suivants :

  • Irlande -5,5 %
  • Pologne -2,4 %

Analyse 2009 17

Concernant le niveau du vote, on peut établir 4 catégories : supérieure à 20 %, de 10 à 20 %, de 5 à 10 % et moins de 5 %.

Deux pays dépassent 20 % :

  • Estonie 26 %
  • Irlande 24 %

Deux pays se situent entre 10 et 20% :

  • Danemark 15,8 %
  • Italie 10,6 %

Un pays est dans la tranche de 5 à 10 % :

  • Slovénie 9 %

Un pays se trouve dans la tranche de moins de 5 % :

  • Pologne 2,4 %

Analyse 2009 18

La gauche indépendantiste, régionaliste, séparatiste n’était présente qu’en Espagne

Elle progresse de +2,4 % pour atteindre un niveau de 2,5% des voix.

La gauche ethnique n’était présente qu’en Lettonie

Elle progresse de 14,8% atteignant le score de 19,5 %.

L’extrême gauche n’était présente comme telle que dans 5 pays dans lesquels elle progresse

Ces pays sont les suivants :

  • Irlande +2,5 %
  • Portugal +1,1 %
  • Hongrie +0,9 %
  • Pays-Bas +0,2 %
  • Luxembourg +0,2 %

Analyse 2009 19

Son niveau électoral est le suivant :

  • Irlande 14,9 %
  • Portugal 10,6 %
  • Pays-Bas 7,1 %
  • Luxembourg 1,4 %
  • Hongrie 0,9 %

Analyse 2009 20

Les gauches progressent dans 11 pays et régressent dans 16

Les gauches progressent dans les 11 pays suivants :

  • Slovaquie +15,1 %
  • Slovénie +13,3 %
  • Lettonie +12,6 %
  • Roumanie +7,7 %
  • République tchèque +6,1 %
  • Chypre +6 %
  • Grèce +5,5 %
  • Lituanie +4,4 %
  • Allemagne +0,9 %
  • France +0,7 %
  • Luxembourg +0,7 %

Les gauches régressent dans les 16 pays suivants :

  • Estonie -16,9 %
  • Hongrie -16,1 %
  • Portugal -13,2 %
  • Autriche -12,9 %
  • Pays-Bas -9,7 %
  • Irlande -6,4 %
  • Espagne -5,5 %
  • Finlande -4,9 %
  • Grèce -4,5 %
  • Italie -3,3 %
  • Bulgarie -2,6 %
  • Suède -2,4 %
  • Danemark -1,3 %
  • Belgique -0,7 %
  • Malte -0,7 %
  • Pologne -0,3 %

Analyse 2009 21

Comme pour l’ensemble des droites, le niveau électoral de l’ensemble des gauches peut être distingué selon les quatre mêmes catégories : majoritaire (score supérieur à 50 %), au seuil de la majorité (entre 40 et 50 %), influence moyenne (de 30 à 40 %), faible influence (de 10 à 30 %). Une nouvelle catégorie est nécessaire : très faible influence (inférieure à 10 %).

Les gauches sont majoritaires (score supérieur à 50%) dans 2 pays :

  • Malte 57 %
  • Grèce 53,1 %

Les gauches sont au seuil de la majorité (entre 40 et 50%) dans 9 pays :

  • Portugal 47,8 %
  • France 45,3
  • Chypre 44,7 %
  • Espagne 44,7 %
  • Danemark 44,5 %
  • Italie 43,2 %
  • Suède 41 %
  • Luxembourg 40,6 %
  • Allemagne 40,4 %

Les gauches ont une influence moyenne (de 30 à 40%) dans 9 pays :

  • Irlande 39,8 %
  • République tchèque 38,4 %
  • Estonie 37,4 %
  • Finlande 35,8 %
  • Autriche 33,3 %
  •  Lettonie 32,9 %
  • Belgique 32,4 %
  • Slovaquie 32 %
  • Roumanie 30,8 %

Les gauches ont une faible influence (de 10 à 30%)

  • Pays-Bas 28,1 %
  • Slovénie 27,4 %
  • Grande-Bretagne 23,6 %
  • Bulgarie 18,8 %
  • Lituanie 18,6 %
  • Hongrie 18,2 %
  • Pologne 14,3 %

Analyse 2009 22

ANNEXE 3

DANS 9 PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE, LES PARTIS SOCIALISTES ET LA DROITE GOUVERNENT ENSEMBLE

Les principales conclusions sont les suivantes :

  • L’abstention a progressé dans 5 de ces 9 pays.
  • La droite classique régresse dans 5 des 9 pays et progresse dans les 4 restants.
  • La droite ethnique régresse dans les 3 pays où elle était présente.
  • La droite opposée au traité de Lisbonne progresse en Autriche, seul pays parmi les 9 où elle était présente.
  • L’extrême droite progresse dans 5 des 9 pays et régresse dans un seul.
  • L’ensemble des droites progressent dans 5 pays sur 9 et régressent dans les 4 restants.
  • Les écologistes, sur les 5 pays dans lesquels ils étaient présents sous leur étiquette, progressent dans 3 et régressent dans 2.
  • Les partis membres du Parti socialiste européen (PSE) progressent dans 4 des 9 pays et régressent dans les 5 autres.
  • Les partis membres du Parti de la gauche européenne (PGE) progressent dans les 2 pays sur 9 où ils étaient présents.
  • La gauche non membre du PGE progresse en Slovénie, seul pays où elle était présente.
  • L’extrême gauche progresse dans les 2 pays sur 9 où elle était présente.
  • L’ensemble des gauches progressent dans 5 des 9 pays et régressent dans les 4 autres.

 

Il s’agit des pays suivants : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Roumanie, Slovaquie, Slovénie.

L’abstention a progressé dans 5 de ces 9 pays

Si l’abstention reste stable en Autriche, mais à un très haut niveau (56,7 %), elle progresse dans 5 des 9 pays et régresse dans les 3 derniers.

L’abstention a progressé dans les 5 pays suivants : Malte (+3,5 %), Pays-Bas (+2,7 %), Roumanie (+2,5 %), Luxembourg, où le vote est obligatoire (+0,5 %) et Slovénie (+0,4 %). Les taux d’abstention sont considérables dans 3 pays : Roumanie (72,7 %), Slovénie (72 %) et Pays-Bas (63,5 %). Ils sont modestes à Malte (21,1 %) et faibles au Luxembourg où le vote est obligatoire (9 %).

Inversement, l’abstention a régressé dans les 3 pays suivants : Bulgarie (-8,5 %), Slovaquie (-2,6 %) et Allemagne (-0,3 %). Dans ces 3 pays l’abstention demeure à des niveaux extrêmement élevés : Slovaquie (80,4 %), Bulgarie (62,5 %) et Allemagne (56,7 %).

La faible évolution de l’abstention dans certains pays n’a pas d’impact sur les mouvements de voix dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Luxembourg, Malte, Slovénie.

En revanche, la progression de l’abstention pénalise le Parti du travail (PvdA) aux Pays-Bas, membre du PSE, et les droites classiques en Roumanie.

La régression de l’abstention favorise :

  •   La droite classique en Bulgarie.
  •   Le Parti social-démocrate (PSD), membre du PSE en Slovaquie.

La droite classique régresse dans 5 des 9 pays et progresse dans les 4 restants

La droite classique régresse dans les pays suivants : Slovaquie (-13,7%), Roumanie (-12,8 %), Autriche (-3 %), Luxembourg (-2,1 %) et Allemagne (-1,7 %). Dans ces pays la droite classique connaît un niveau électoral varié : Luxembourg 57,8 %, Allemagne 48,8 %, Roumanie 47,2 %, Slovaquie 36,6 % et Autriche 29,7 %.

Inversement, la droite classique progresse en Bulgarie (+13 %), en Slovénie (+4,9 %), aux Pays-Bas (+1,9 %) et à Malte (+1,2 %). Dans ces pays la droite classique conserve néanmoins des positions solides : Slovénie 68,1 %, Pays-Bas 49,5 %, Bulgarie 48 % et Malte 41 %.

La droite ethnique régresse dans les 3 pays où elle était présente

La droite ethnique régresse de -9 % en Bulgarie où le Mouvement pour les droits et les libertés (DPS) affirme défendre les intérêts de la minorité turque (10 % de la population). En Roumanie, l’Union démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR), qui affirme défendre les intérêts de la minorité hongroise, régresse de -3,4 %. En Slovaquie, le Parti de la coalition hongroise (SMK), qui affirme défendre les intérêts de la minorité hongroise, régresse de -1,9 %. Malgré ces baisses, le niveau électoral de la droite ethnique reste non négligeable : Bulgarie 11,3 %, Slovaquie 11,3 % et Roumanie 8,9 %.

La droite opposée au traité de Lisbonne progresse en Autriche, seul pays parmi les 9 où elle était présente

La liste Hans-Peter Martin en Autriche progresse de +4% pour atteindre le score de 17,9 %.

L’extrême droite progresse dans 5 des 9 pays et régresse dans un seul

L’extrême droite progresse dans les 5 pays suivants : Pays-Bas (+17 %), Autriche (+11,5 %), Slovaquie (+5,5 %), Roumanie (+3,1 %), Slovénie (+2,8 %). Le niveau électoral de ces partis d’extrême droite est variable selon les pays : Autriche 17,8 %, Pays-Bas 17 %, Roumanie 7,2 %, Slovaquie 5,5 % et Slovénie 2,8 %.

L’extrême droite régresse seulement en Bulgarie (-2,8 %) avec un score de 11,4 %.

Dans certains pays (Allemagne, Luxembourg, Malte), l’extrême droite ne présentait pas de liste ou a obtenu un score marginal.

L’ensemble des droites progressent dans 5 pays sur 9 et régressent dans les 4 restants

Les droites progressent dans les 5 pays suivants : Pays-Bas (+18,9 %), Autriche (+12,5 %), Slovénie (+7,7 %), Malte (+1,2 %) et Bulgarie (+0,8 %). Dans ces 5 pays, les droites restent à un très haut niveau électoral : Slovénie 70,9 %, Bulgarie 70,3 %, Pays-Bas 66,5 %, Autriche 65,5 % et Malte 41 %.

Inversement, les droites régressent dans 4 pays : Slovaquie (-10,1 %), Roumanie (-6,3 %), Luxembourg (-2,1 %) et Allemagne (-1,7 %). Là encore les droites restent à un haut niveau électoral : Roumanie 63,3 %, Luxembourg 57,8 %, Slovaquie 53,4 % et Allemagne 48,9 %.

Les droites sont majoritaires dans 7 pays sur 9 : Slovénie 70,9 %, Bulgarie 70,3 %, Pays-Bas 66,5 %, Autriche 65,5 %, Roumanie 63,3 %, Luxembourg 57,8 %, Slovaquie 53,4 %.

Les écologistes, sur les 5 pays dans lesquels ils étaient présents sous leur étiquette, progressent dans 3 et régressent dans 2

Les écologistes n’étaient pas présents comme tels, ou ils étaient intégrés à des coalitions, dans les 4 pays suivants : Bulgarie, Roumanie, Slovaquie et Slovénie.

Les écologistes progressent au Luxembourg (Les Verts (V), +2 %), aux Pays-Bas (Gauche verte (GL), +1,6 %) et en Allemagne (Les Verts +0,2 %). Leur niveau électoral reste bon : Luxembourg 17 %, Allemagne 12,1 % et Pays-Bas 8,9 %.

Inversement, les écologistes régressent dans 2 pays : Alternative démocratique (AD) à Malte (-7,3 %) et Les Verts en Autriche (-3,4 %). En Autriche les écologistes restent à un bon score (9,5 %) et s’écroulent à Malte (2 %).

Les partis membres du Parti socialiste européen (PSE) progressent dans 4 des 9 pays et régressent dans les 5 autres

Les partis politiques membres du Parti socialiste européen (PSE) progressent dans les pays suivants : Slovaquie (+15,1 %), Roumanie (+7,7 %), Malte (+6,6 %) et Slovénie (+4,3 %). Concernant leur niveau électoral, seul le Parti travailliste (MLP) de Malte reste majoritaire avec 55 % des voix. Viennent ensuite la Direction démocratie sociale (SMER-DS) de Slovaquie (suspendu du PSE pour une alliance gouvernementale avec le Parti national slovaque, très à droite) qui réalise 32% des voix, et le Parti social-démocrate (PSD) de Roumanie avec 30,8 %. Le Parti social-démocrate (SD) de Slovénie réalise 18,4% des voix.

Inversement, 5 partis membres du PSE régressent : Pays-Bas (-11,5 %), Autriche (-9,5 %), Luxembourg (-3 %), Bulgarie (-2,6 %) et Allemagne (-0,7 %). Le niveau électoral de ces partis reste moyen : Parti social-démocrate (SPO) en Autriche 23,8 % ; Parti social-démocrate (SPD) en Allemagne 20,8 % ; Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (POSL/LSAP) 19 % ; Parti socialiste bulgare (BSP) 18,8 % ; Parti du travail (PvdA) aux Pays-Bas 12,1 %.

Seul le Parti travailliste (MLP) de Malte est majoritaire avec 55 % des voix.

Les partis membres du Parti de la gauche européenne (PGE) progressent dans les 2 pays sur 9 où ils étaient présents

Dans les 2 pays où ils étaient présents, les partis membres du PGE progressent. Au Luxembourg, La Gauche (DL) progresse de +1,5 % et obtient 3,2 % des voix. En Allemagne, le Parti de gauche (Die Linke) progresse de +1,4 % et réalise 7,5 % des voix.

La gauche non membre du PGE progresse en Slovénie, seul pays où elle était présente

En Slovénie, 2 partis de gauche qui ne présentaient pas de listes en 2004 obtiennent 9 % en 2009. Il s’agit du Parti de la jeunesse (SMS), fondé par des syndicalistes étudiants, opposés à l’OTAN, qui réalise 1,9 % ; et du Parti démocratique des retraités de Slovénie (DeSUS), de centre gauche, qui réalise 7,1 %.

L’extrême gauche progresse dans les 2 pays sur 9 où elle était présente

Aux Pays-Bas, le Parti socialiste (SP) progresse de +0,2 % et obtient 7,1 %.

Au Luxembourg, le Parti communiste luxembourgeois (KPL) progresse de +0,2 % et obtient 1,4 % des voix.

L’ensemble des gauches progressent dans 5 des 9 pays et régressent dans les 4 autres

L’ensemble des gauches progressent en Slovaquie (+15,1 %), en Slovénie (+13,3 %), en Roumanie (+7,7 %), en Allemagne (+0,9 %) et au Luxembourg (+0,7 %). Les scores électoraux restent compétitifs au Luxembourg (40,6 %) et en Allemagne (40,4 %). Ils restent d’un bon niveau en Slovaquie (32 %), en Roumanie (30,8 %) et en Slovénie (27,4 %).

Inversement, les gauches régressent dans les 4 pays suivants : Autriche (-12,9 %), Pays-Bas (-9,7 %), Bulgarie (-2,6 %) et Malte (-0,7 %). Les gauches restent majoritaires à Malte (57 %) ; maintien un bon niveau électoral en Autriche (33,3 %) et aux Pays-Bas (28,1 %) les gauches sont décrochées en Bulgarie (18,8 %).

ANNEXE 4

DANS QUATRE PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE, DES PARTIS SOCIALISTES EXERCENT SEULS LE POUVOIR

  • Les principales conclusions sont les suivantes :
  • L’abstention augmente dans 6 pays sur 10.
  • La droite classique progresse dans 6 de ces 10 pays et régresse dans les 4 autres.
  • La droite opposée au traité de Lisbonne s’est manifestée comme telle dans 4 de ces 10 pays, progresse dans 2 et régresse dans 2.
  • L’extrême droite améliore ses positions dans 2 pays et régresse dans 4.
  • La droite séparatiste, régionaliste ou indépendantiste n’était présente que dans 2 des 10 pays dirigés par la droite.
  • La droite « ethnique » n’était présente que dans un seul pays : la Lituanie.
  • Les droites progressent dans 8 des 10 pays dont le gouvernement est assuré par la droite classique seule, et régressent dans 2 pays.
  • Les écologistes progressent dans les 5 pays où ils s’étaient présentés comme tels.
  • Les partis de gauche membres du Parti socialiste européen (PSE) régressent dans 7 des 10 pays dirigés par la droite seule, et progressent dans les 3 autres.
  • Les partis de gauche membres du Parti de la gauche européenne (PGE) ne présentaient pas de liste ou ont obtenu un résultat marginal dans 5 des 10 pays, régressent dans 3 et progressent dans 2.
  • La gauche non membre du PGE était présente dans 4 des 10 pays, elle progresse dans 3 et régresse dans 1.
  • L’extrême gauche n’était représentée comme telle qu’en France.
  • La gauche ethnique n’était présente qu’en Lettonie.
  • L’ensemble des gauches régressent dans 6 des 10 pays.

Des partis socialistes ou socio-démocrates exercent seuls le pouvoir dans 4 pays de l’Union européenne : Espagne, Grande-Bretagne, Hongrie et Portugal.

L’abstention augmente dans ces 4 pays et atteint des niveaux record

Le niveau massif de l’abstention, et sa progression sur 2004, enlève à l’analyse des résultats une bonne part de sa pertinence. Ainsi l’abstention augmente dans ces 4 pays et va de 55,7 % en Espagne (+0,8 %) à 65,2 % en Grande-Bretagne (+3,7 %), en passant par 62,5 % en Hongrie (+1,1 %) et 63,7 % au Portugal (+2,2 %). On constate que l’augmentation de l’abstention correspond à une baisse du score des gauches, et particulièrement des partis membres du PSE.

La droite classique progresse dans 3 pays sur 4

La droite classique est loin de profiter pleinement de la baisse électorale des partis socialistes ou socio-démocrates. Si la droite classique progresse dans 3 pays (Espagne, Hongrie et Portugal), elle régresse en Grande–Bretagne.

En Espagne, la droite classique ne gagne que +3,5 % et atteint le score de 45 %, alors que la baisse du PSOE est de -5,2 %. En Hongrie, la droite classique ne gagne que +5,6 % et atteint le score de 66,3 %, alors que le PS perd 17 %. Même chose au Portugal où la droite classique ne gagne que +8,6 % et atteint le score de 41,9 %, alors que le PS perd -19,9 %.

En revanche, en Grande-Bretagne, la droite classique régresse de -1,3 % et obtient un score de 40,3 %, alors que le Parti travailliste baisse de -7,3 %.

La droite régionaliste, indépendantiste et autonomiste n’était présente qu’en Espagne où elle reste stable

Elle reste stable à 5,1 %. La Coalition pour l’Europe regroupe différents partis régionalistes et indépendantistes de droite, dont la Convergence démocratique de Catalogne (CDC), l’Union démocratique de Catalogne (UDC), le Partido nacionalista Vasco (PNV), la Coalicion Canaria (CC), le Partido Andalucista (PA), l’Unio Mallorquina (UM), l’Unio Menorquina (UMe), le Bloc nacionalista Valencia (BNV).

La droite opposée au traité de Lisbonne était présente dans 2 pays sur 4, progresse dans l’un et régresse dans l’autre

Deux pays sur les quatre avaient des listes de droite opposées au traité de Lisbonne : la Hongrie et la Grande-Bretagne.

En Hongrie, le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik), qui n’avait pas de liste en 2004, obtient 14,7 % de l’électorat.

En Grande-Bretagne, en revanche, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) baisse très légèrement de -0,1 % et se situe à 16 %.

L’ensemble des droites progressent dans 3 pays sur 4

Les droites progressent en Hongrie, au Portugal et en Espagne. En Hongrie, les droites progressent de +20,6 % et obtiennent 81 %. Au Portugal, les droites progressent de +8,6 % et obtiennent 41,9 %. En Espagne, les droites progressent de +3,5 % et obtiennent 50,1 %.

En revanche, en Grande-Bretagne, les droites régressent de -0,3 % et obtiennent 62,3 %.

Les écologistes n’étaient présents comme tels qu’en Grande-Bretagne où ils progressent

Les Verts gagnent +2,5 % et atteignent 8,3 % de l’électorat.

Les partis de gauche membres du Parti socialiste européen (PSE) régressent dans les 4 pays, parfois de manière considérable

Les partis socialistes ou socio-démocrates qui dirigent seuls 4 pays de l’Union européenne sont partout en recul : Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en Espagne -5,2 % (38,5 %) ; Part travailliste (Lab) en Grande-Bretagne -7,3 % (15,3 %) ; Parti socialiste (MSZP) en Hongrie -17 % (17,3 %) et Parti socialiste (PS) au Portugal -19,9 % (26,5 %). Trois causes peuvent expliquer ces reculs.

En premier lieu, des situations particulières à chaque pays ont amplifié le mouvement à la baisse, particulièrement en Grande-Bretagne, en Hongrie et au Portugal. En Grande-Bretagne : affaire des notes de frais remboursées indûment aux parlementaires de tous bords. En Hongrie, le Premier ministre socialiste a été enregistré à son insu alors qu’il avouait avoir menti aux électeurs sur la politique de rigueur prévue… après les élections. Au Portugal, le Premier ministre socialiste a soutenu avec vigueur la candidature de l’ultralibéral José Manuel Barroso, son compatriote, honni dans son pays, à la candidature de la Commission européenne. Seul le PSOE en Espagne n’est pas touché par un scandale (quoique sa politique économique et environnementale constitue en elle-même un scandale), ce qui explique probablement son recul moins important que dans les trois autres pays (-5,2 %).

En second lieu, ces partis ont mené des politiques néolibérales qui ne présentaient pas de différences notables avec celles que mènent ailleurs les partis de droite.

En troisième lieu, l’affaiblissement électoral de ces partis est plus ou moins amplifié selon que des alternatives apparaissent ou non aux électeurs. L’absence d’alternative se traduira par une fuite dans l’abstention, ou lorsqu’existent des alternatives, celles-ci peuvent apparaître à droite (vers la droite eurosceptique ou à l’extrême droite en particulier), et à l’extrême gauche ou chez les écologistes.

Les forces politiques qui ont profité de la baisse électorale des partis socialistes ou socio-démocrates sont variées, aucune tendance générale n’apparaît, les situations sont propres à chaque pays :

  • La droite eurosceptique a progressé en Hongrie et parvient à 14,7 % (+14,7 %).
  • L’extrême droite a légèrement progressé en Grande-Bretagne et parvient à 6 % (+1,1 %).
  • L’extrême gauche a progressé au Portugal et parvient à 21,3 % (+6,3 %).
  • Les Verts ont progressé en Grande-Bretagne et parviennent à 8,3 % (+2,5 %).

La gauche indépendantiste, régionaliste et autonomiste progresse en Espagne, seul pays où elle était présente

Elle n’était présente qu’en Espagne et progresse de +2,4 % pour atteindre 2,5 % de l’électorat. Europe des peuples rassemble la Gauche républicaine de Catalogne, le Bloc nationaliste galicien, l’Aralar, la Confédération des Verts, Eusko Alkartasuna, Chunta Aragonesista, Entente pour Majorque.

La gauche membre du Parti de la gauche européenne (PGE) progresse au Portugal et régresse en Espagne

Des partis membres du PGE étaient présents au Portugal et en Espagne.

Au Portugal, le Bloc de gauche, membre du PGE et opposé au traité de Lisbonne (le Parti communiste portugais n’en fait pas partie), progresse de 5,1 % à 10,7 % (+5,6 %).

En Espagne, la Gauche unie (IU) régresse et passe de 4,1 % à 3,7 % (-0,4 %). Elle est notamment composée de 3 partis membres du PGE : Gauche Unie, Gauche unie alternative de Catalogne et le Parti communiste d’Espagne, tous opposés au traité de Lisbonne.

L’extrême gauche progresse dans les 2 pays où elle était présente

L’extrême gauche progresse au Portugal et en Hongrie.

Au Portugal, la Coalition démocratique unitaire (CDU) progresse légèrement de 9,5 % à 10,6 % (+1,1 %). Le Parti communiste portugais en fait partie, alors qu’il n’est pas membre du PGE.

En Hongrie, le Parti communiste des travailleurs (M), qui a quitté le Parti de la gauche européenne à cause de ses positions trop européistes, et qui n’avait pas de liste en 2004, obtient 0,9 %.

L’ensemble des gauches reculent dans ces 4 pays

Les gauches reculent dans ces 4 pays : en Hongrie de -16,1 %, au Portugal de -13,2 %, en Espagne de -5,5 % et en Grande-Bretagne de -4,8 %.

Il n’en reste pas moins que les gauches restent « compétitives » au Portugal (47,8 %) et en Espagne (44,7 %) où une union des gauches devrait permettre la création d’une dynamique majoritaire. En revanche, les gauches restent très loin en Grande-Bretagne (23,6 %) et plus encore en Hongrie (18,2 %).

ANNEXE 6

CAS PARTICULIERS

Quatre cas particuliers sont traités dans cette annexe :

  • En suède, les écologistes et la droite gouvernent ensemble.
  • En Irlande, les verts et le centre gauche gouvernent ensemble.
  • À Chypre le Parti communiste et la droite modérée gouvernent ensemble.
  • En République tchèque un « gouvernement technique » exerce le pouvoir.

En suède, les écologistes et la droite gouvernent ensemble

  • L’abstention régresse de 62,2 % à 56,2 % (-6 %). Cette mobilisation électorale pénalise la droite opposée au traité de Lisbonne et la gauche non membre du PGE, elle favorise la droite classique et l’extrême droite.
  • La droite classique progresse légèrement de 40,1 % à 42,6 % (+2,5 %).
  • La droite opposée au traité de Lisbonne représentée par la Liste de Juin (J), régresse de 14,5 % à 3,6 % (-10,9 %).
  • L’extrême droite paradoxalement dénommée Démocrates suédois (SD), progresse de 1,1 % à 3,3 % (+2,5 %).
  • L’ensemble des droites régressent de 54,6 % à 46,2 % (-8,4 %).
  • Les Verts progressent de 6 % à 10,8 % (+4,8 %).
  • Le Parti social-démocrate (SAP), membre du PSE, reste au même niveau à 24,6 %.
  • La gauche du PGE, représentée par le Parti de la gauche (Vp), régresse de 12,8 % à 5,6 % (-7,2 %).
  • L’ensemble des gauches régressent de 43,4 % à 41 % (-2,4 %).
  • Un transfert de voix s’est opéré de la gauche membre du PGE vers les Verts.

En Irlande, les verts et le centre gauche gouvernent ensemble

  • L’abstention progresse de 41,7 % en 2004 à 45 % en 2009 (+3,3 %). Elle pénalise les partis au gouvernement, le Fianna Fail (FF), de centre gauche, et le Parti Vert (GP).
  • En 2004, les Indépendants avaient réunis 15,5 %.
  • La droite classique n’apparaît pas comme telle, mais sous la forme du Fine Gael, centre droit, qui progresse de 27,8 % à 29,1 % (+1,3 %).
  • Le Parti Vert (GP) perd la moitié de son électorat et régresse de 4,3 % à 1,9 % (-2,4 %).
  • Le Parti travailliste (Lab), membre du PSE, progresse de 10,6 % à 13,9 % (+3,3 %).
  • La gauche non membre du PGE, toujours favorable aux traités européens (Fianna Fail de centre gauche) régresse de 29,5 % à 24 % (-5,5 %).
  • L’extrême gauche irlandaise est composée de deux organisations et progresse de 12,4 % à 14,9 % (+2,5 %) : le Sinn Féin progresse de 11,1 % à 12,2 % (+0,1 %), alors que le Parti socialiste (SP) progresse de 1,3 % à 2,7 % (+1,4 %).
  • L’ensemble des gauches régressent de 46,2 % à 39,8 % (-6,4 %). Les partis au gouvernement, Fianna Fail (FF), de centre gauche et Verts s’affaiblissent au profit de la droite classique et de l’extrême gauche.

À Chypre le Parti communiste et la droite modérée gouvernent ensemble

  • L’abstention régresse de 52,1 % à 40,6 % (-11,5 %). Elle pénalise le Parti social-démocrate (EDEK), membre du PSE et favorise la droite et le Parti communiste.
  • La droite classique progresse de 45,3 % à 47,8 % (+2,5 %).
  • Le Parti social-démocrate (EDEK), membre du PSE, régresse de 10,8 % à 9,8 % (- 1%).
  • Le Parti progressiste des travailleurs (AKEL), parti communiste observateur au PGE, progresse de 27,9 % à 34,9 % (+7 %).
  • L’ensemble des gauches progressent de 38,7 % à 44,7 % (+6 %).

En république tchèque un « gouvernement technique » exerce le pouvoir

À la suite de problèmes internes, les forces politiques de la République tchèque se sont mises d’accord pour mettre en place un « gouvernement technique » en attendant les prochaines élections.

  • L’abstention progresse légèrement de 71,7 % à 72,2 % (+0,5 %). Elle n’a pas d’impact particulier sur les mouvements de voix.
  • La droite traditionnelle perd beaucoup et régresse de 50,6 % à 40,6 % (-10 %).
  • La droite opposée au traité de Lisbonne divise par deux ses voix et régresse de 8,2% à 4,2 % (-4 %).
  • L’ensemble des droites régressent de 58,8 % à 44,8 % (-14 %).
  • Les Verts régressent de 3,2% à 2% (-1,2%).
  • Le Parti social-démocrate (ČSSD), membre du PSE, fait un bond en avant et progresse de 8,8 % à 22,3 % (+13,5 %).
  • Le Parti communiste de Bohème et Moravie (KSČM), observateur au PGE, régresse de 20,3 % à 14,1 % (-6,2 %).
  • L’ensemble des gauches, avec les Verts, progressent de 32,3 % à 38,4 % (+6,1 %).
  • Le progrès du Parti social-démocrate (ČSSD), membre du PSE se fait au détriment des droites, du Parti communiste de Bohème et Moravie (KSČM), observateur au PGE, et des Verts.

 

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