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Sur la décomposition politique.

Par Jacques Nikonoff

Le 21 avril 2016.

Le Parti de la démondialisation ne soutient pas l’idée de la « construction d’une grande force politique de gauche ». La gauche, en incluant le Parti socialiste comme le font certains, est déjà rassemblée en deux ensembles. Le premier gravite autour du Parti socialiste (PS) avec un cercle rapproché constitué d’Europe-Écologie-Les-Verts (EELV) et du Parti radical de gauche (PRG) qui n’en sont que des filiales.

Un deuxième cercle existe, plus éloigné, qui est le Front de gauche et particulièrement le PCF. Le point commun à ces deux ensembles est leur accord de fond sur le maintien de la France dans l’euro, l’Union européenne et plus généralement dans les institutions qui, comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sont les piliers de l’ordre néolibéral mondial.

C’est pourquoi, au lieu de parler de « gauche », nous préférons parler de construction d’une force politique visant à défendre les intérêts du peuple, c’est-à-dire des classes dominées. Cette nouvelle force ne peut venir ni des dirigeants du PS, ni de ceux du Front de gauche ou du NPA, autrement dit de la gauche telle qu’elle est aujourd’hui. Postuler que la gauche telle qu’elle est n’est pas fidèle à ce qu’elle devrait être ou aurait dû rester, c’est postuler l’existence d’une gauche qui ne soit pas historique mais mythique. Rien ne vient étayer ce postulat, tout vient le contredire.

Par Jacques Nikonoff

Le 15 avril 2016

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné le 20 août 2015 et prononcé la dissolution du parlement. Il ne disposait plus de majorité puisque sa politique avait conduit à diviser son parti, Syriza. En faisant le contraire des engagements qu’il avait pris, le Premier ministre grec a ainsi provoqué le départ du tiers des membres de son parti (sur 35 000 adhérents) et du tiers de ses parlementaires.

Ses soutiens au parlement se sont alors réduits à 119 députés sur 300. Les lois étaient désormais votées grâce aux députés de droite (Nouvelle Démocratie) et socialistes (Pasok), ceux précisément contre lesquels Syriza avait lutté. Ces partis avaient accepté et mis en œuvre les deux premiers mémorandums ayant saigné la Grèce à blanc, pour être ensuite rejetés par la population notamment lors du référendum du 5 juillet 2015 (61 % de NON).

Par Jacques Nikonoff.

Le 8 juin 2016.

L’actualité politique du week-end dernier a été marquée par deux initiatives à la gauche du Parti socialiste : le rassemblement des partisans de Monsieur Mélenchon le 5 juin, et le même jour la fin du 37e congrès du Parti communiste français.

Ce fut un week-end meurtrier, le Front de gauche est cette fois-ci mort et enterré. D’un côté, Monsieur Mélenchon a confirmé sa candidature à la présidentielle, seul, sans l’aval du Front de gauche, et mis en place avec ses amis du Parti de gauche une structure contrôlée par ce dernier appelée « La France insoumise ». D’un autre côté, le PCF a appelé à construire un « front populaire et citoyen à vocation majoritaire », avec des réfugiés du PS et d’EELV, qui aura son propre candidat à l’élection présidentielle, probablement Nicolas Hulot.

La campagne
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